Le duo piano-voix, avec sanza et autres surprises, alterne les rôles. Noga avec une présence solaire et généreuse, une voix enveloppante, une interprétation où l’on sent la liberté maîtrisée de l’improvisation. Patrick Bebey plus flegmatique, souvent joueur, partenaire imperturbable aux élans lumineux. Leur complicité évidente et bien réelle vient toucher cette part de chacun qui peut s’émouvoir encore de choses simples, délicates et sensibles. Vient les rejoindre sur la route, au violoncelle, Olivier Koundouno (Emily Loizeau, Dick Annegarn…), qui intervient aussi sur l’album. Il apporte l’élégance naturelle et la modernité d’un jeu qui sait apprivoiser son instrument pour le réinventer et créer différentes ambiances, inspirées, surprenantes, saisissantes. La touche lumière, un brin surréaliste, de Kamel Bouchakour finalise la griffe esthétique d’un ensemble qui sort du commun.

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