Sa mère, la chanteuse Kate McGarrigle, est morte récemment. Et c'est durant la période de deuil de l'ex épouse du musicien Loundon Wainwright III (star folk dans les années 60 et père de Rufus et Martha), que Rufus Wainwright a sorti ce disque. Il devrait l'interpréter en grande partie ce soir au théâtre Mogador, à Paris et le 12 au Transbordeur, à Villeurbanne. Le chanteur de 37 ans, à la voix exceptionnelle, a choisi de chanter seul, au piano, instrument qu'il pratique depuis l'âge de 6 ans. Le disque est une suite de balades. Le ton n'est donc pas de toute gaieté, on est loin de son goût varié de la pop, du cabaret, du ragtime, de la comédie musicale et de ses arrangements soignés. En revanche, lui qui compose de l'opéra a écrit certains airs qui pourraient offrir à des chanteurs lyriques de belles partitions. Trois sonnets de Shakespeare sont mis en musique dans "All Days Are Nights : Songs For Lulu" . L'ensemble est surprenant parce qu'inédit dans la carrière du musicien, notamment une chanson interprétée en français, appelant très simplement une personne à venir voir un feu d'artifice. Le disque est beau, un requiem, mais la voix geignarde de Rufus Wainwright peut s'avérer irritante.

R Wainwright
R Wainwright © Radio France
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