Exclusivité dans le "Grand Atelier" de Vincent Josse : Philippe Jaroussky et Matthieu Chedid ont chanté pour la première fois, ensemble, "Cet air" (extrait de "Lamomali").

Matthieu Chédid et Philippe Jaroussky (montage)
Matthieu Chédid et Philippe Jaroussky (montage) © AFP / Denis Thaust – Citizenside et Loic Venance

Le contre-ténor Philippe Jaroussky s’éloigne parfois de la musique baroque pour s'ouvrir à des projets moins classiques. Une attirance qui n’était pas forcément évidente.

Il avoue très simplement et avec beaucoup d’humour avoir un peu souffert d’un léger complexe de supériorité : il trouvait la musique classique plus sérieuse, plus importante. Il s’est ouvert petit à petit ouvert sur d’autres registres musicaux : « Les premières ouvertures, ça a été avec les grandes divas jazz : Ella Fitzgerald, Sarah Vaughan… J’ai réalisé qu’elle étaient beaucoup plus en rythme, plus justes que certains chanteurs classiques ».

Il a progressivement participé à des projets différents. Dont Lamomali, le dernier album de Matthieu Chedid très largement consacré au Mali. La rencontre des deux hommes s’est faite de façon assez naturelle. Matthieu Chedid était fasciné par les voix aiguës. Mais il ne fait pas de différences entre les genres musicaux.
Il explique :

Je vois la musique comme des vibrations (…) On est sauvés par des vibrations, par des choses qui nous réchauffent le cœur. (…) Et la voix de Philippe est reliée à son cœur.

Matthieu Chédid poursuit au micro de Vincent Josse : "Lamomali célèbre l’Afrique et l’universalité des choses. On est aujourd’hui dans l’ère du métissage".

L’idée de mélanger les choses et les cultures, c’est joyeux

Pour le « Grand Atelier », en direct, Matthieu Chedid et Philippe Jaroussky ont interprété pour la première fois ensemble « Cet air ». une chanson écrite par Matthieu Chedid avec Emile. une chanson écrite au moment des attentats du Bataclan, comme un pont du Mali à la France, en hommage à toutes les victimes.

Cet air t’en souviens-tu ?
Ce bel instant perdu
D’un Paris qui n'est plus
Cet air t’en souviens-tu ?
L’odeur d’un matin nu
D’un Mali dévêtu

Matthieu Chedid assis à la guitare, Philippe Jaroussky debout. Extrait :

Matthieu Chedid assis à la guitare, Philippe Jaroussky debout
Matthieu Chedid assis à la guitare, Philippe Jaroussky debout © Radio France / Vincent Josse
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