L’obsession logique des jazzmen afro-américains pour le continent africain n’est pas une futilité pour Randy Weston, lui le pianiste de Brooklyn qui foula pour la première fois la terre de ses ancêtres en 1961. Un voyage initiatique plus que choc, évidemment. Des Gnawas des montagnes marocaines aux musiciens nigériens, il s’imprègnera de tous les sons, de tous les instruments, visitant plus d’une quinzaine de pays. Dire que la musique qui naîtra de tant de fusion ne ressemble à rien est un doux euphémisme. « Lorsqu’on me demande ce que je joue, je ne réponds jamais du jazz mais des rythmes africains », aime à préciser le musicien désormais âgé de 85 ans. En trio, Randy Weston ne tend pas un simple pont rythmique entre deux planètes, il invente la bande son d’une histoire entrée dans l’Histoire.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.