Alors que sort ce vendredi une version remastérisée d’“Abbey Road” pour son cinquantième anniversaire et fin octobre un album solo de Ringo Starr, le batteur du groupe mythique, se rappelle de la réalisation du (presque) dernier album des Beatles.

Ringo Starr, ici photographié à Los Angelès (Californie).
Ringo Starr, ici photographié à Los Angelès (Californie). © Getty / Scott Dudelson

C’est l’histoire de (l’avant) dernier album des Beatles. Sorti en septembre 1969, un peu moins d’un an avant Let It Be, Abbey Road est pourtant le dernier enregistré par le groupe britannique ; Let It Be ayant été réalisé à partir de sessions mises en boîte au tout début de cette même année 1969. Cinquante ans plus tard, sort donc une version remasterisée d’Abbey Road. Quant à Ringo Starr, il sort aussi le 24 octobre un nouvel album solo, “What's My Name”. 

FRANCE INTER : L'album Abbey Road fête ses 50 ans cette année. C'est un anniversaire important pour vous ? 

“C’était super de faire Abbey Road ! Il y avait des tensions entre nous, on ne pouvait pas l’éviter mais pas quand on était entrain de jouer, on faisait de la musique et on se soutenait les uns les autres ; c’était notre façon de travailler. Les gens pensent que c’était un album facile à faire mais c’était beaucoup de travail. Et puis il y a cette fameuse face B - John et Paul avaient quelques bribes de chansons mais rien n’était terminé. On a tout rassemblé et ça marchait merveilleusement bien. J’adore cette face B. Il y a quelques très bons titres sur la face A mais sur la face B, il y avait cette idée qu’on continuait à travailler ensemble et le résultat est génial.”

Une récente cassette, dont France Inter racontait récemment l’existence et qui contient l’enregistrement d’une discussion entre John, Paul et Georges laisse à penser qu'un autre disque des Beatles était prévu après Abbey Road. Pouvez-vous confirmer ça ? 

“Je ne crois pas parce qu’à ce moment là, lorsque nous faisions Abbey Road, on se disait que c’était la fin. Vous savez tout le monde change, tout le monde a le droit de changer sauf les Beatles. Moi, j’étais marié et j’avais deux enfants, je voulais leur consacrer du temps, John a rencontré Yoko, ça a changé des choses. C’est naturel et je pense à cause de ça qu’un groupe ne devrait pas durer plus de huit ans.”

Votre enfance a été compliquée, vous avez passé votre vie à l'hôpital, est-ce que ça a eu une influence sur votre perception de la vie après ? 

“La période la plus dangereuse pour moi c’était à six et sept ans. J’ai fêté mes sept et 14 ans à l’hôpital car j’avais la tuberculose, c’était très dangereux à l’époque. J’ai été alité pendant un an, ils pensaient que c’était la bonne solution et venaient régulièrement nous occuper. Un un jour une femme est arrivée avec une grande cape et un uniforme, des points rouge et jaune et nous a donné des tambourins, des trucs sur lesquels on pouvait taper, des maracas, des petites batteries. Je n’aurais jamais été dans un groupe sans ça, c’est ça qui m’a poussé vers la batterie, tout à commencé comme ça. Je portais un véritable culte aux batteries et pendant longtemps je n’ai pas pu m’en offrir. Je fabriquais mon propre kit de batterie avec des boîtes de gâteaux, je ne voulais pas jouer de guitare pas de piano, pour moi c’était seulement la batterie !”

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