France Inter en Aquitaine le 14 juin avec la diffusion en direct du Concert de Lénine de 21h45 à minuit, présenté par Laurence Pierre

La programmation de Rio Loco 2012 voyage de rives en rives, au fil de la lusophonie et invente les contours d’un pays imaginaire au bord de la Garonne. A l’image de l’affiche 2012 Lusofonia qui raconte une épopée culturelle aux allures de jardin planétaire, les artistes programmés dans cette nouvelle édition dessinent une terra incognita du métissage, passerelle entre hier et aujourd’hui. Du Portugal au Brésil, de l’Angola au Cap-Vert, de la Guinée-Bissau à Sao Tomé-et-Principe, du Mozambique jusqu’au Timor-Oriental, ce monde lusophone s’interroge toujours sur son identité et rêve de mémoire, d’avenir et de liberté.Rio Loco LUSOFONIA … Un mot qui ondule déjà aux sonorités des accents des peuples lusophones d’Angola, du Brésil, du Cap-Vert, de Guinée-Bissau, du Mozambique, des îles de Sao Tomé-et-Principe ou du Portugal bien sûr !

Ambiance au festival
Ambiance au festival © C - Picci

Issue des colonisations portugaises et d’une histoire souvent douloureuse, la Lusophonie s’est construite au gré des migrations des peuples et des cultures. Au-delà de la langue portugaise, des croyances, des musiques, des pratiques culinaires et artistiques ont voyagé, se sont métissées et ont donné naissance à une culture lusophone multiple, composite, créolisée en Europe, en Amérique Latine ou en Afrique. En pleine expansion, la Lusophonie relie aujourd’hui près de 273 millions à travers le monde. En France, la communauté portugaise est la deuxième communauté étrangère la plus importante.[...] Inviter la joute verbale du Nordeste du Brésil si proche de la route des chants occitans avec l’identité métisse du Kriol de Bissau. Mélanger le kuduro, l’électro brute des rues angolaises avec le son des musiques traditionnelles du Mozambique. Sublimer la splendeur du choro brésilien avec la saudade capverdienne si chère à celle que l’on appelait la diva aux pieds nus. [...]Du 13 au 17 juin 2012, nous vous proposons une immersion totale dans ces cultures lusophones auxvisages multiples. Sur la Prairie des Filtres, au bord de la Garonne, mais bien sûr comme chaque année dans plusieurs quartiers de la ville grâce aux Barrio Loco, le festival décentralisé tout près de chez vous.En route pour un Rio Loco Lusofonia défricheur, passeur, enchanteur, voyageur et surtout rêveur. Nousespérons que chacun trouvera ferveur, saveur et bonheur dans cette édition 2012 et nous vous proposonssurtout de parcourir ces moments d’émotion avec nous ….Boa viagem !« Quand je voyage, j’emporte ma culture. Les mots chantent ma terre, et la vie qui se déroule à Mindelo,chez moi… » Cesaria EvoraHervé Bordier, Directeur du festival Rio Loco

Tito Paris - Nancy Viera - Maria Alice
Tito Paris - Nancy Viera - Maria Alice © Rio Loco (c) Joe Wurfel

Lusofonia...

Un mot qui ondule déjà aux sonorités des accents des peuples lusophones d’Angola, du Brésil, du Cap-Vert, de Guinée-Bissau, du Mozambique, des îles de Sao Tomé-et-Principe ou du Portugal bien sûr !Issue des colonisations portugaises et d’une histoire souvent douloureuse, la Lusophonie s’est construite au gré des migrations des peuples et des cultures. Au-delà de la langue portugaise, des croyances, des musiques, des pratiques culinaires et artistiques ont voyagé, se sont métissées et ont donné naissance à une culture lusophone multiple, composite, créolisée en Europe, en Amérique Latine ou en Afrique. En pleine expansion, la Lusophonie relie aujourd’hui près de 273 millions à travers le monde. En France, la communauté portugaise est la deuxième communauté étrangère la plus importante.Ce sont ces identités culturelles et ce patrimoine commun que le festival racontera à travers une programmation pluridisciplinaire dans les Barrio Loco, les bibliothèques de la ville et les nombreux lieux associés, à partir du mois de mai et bien entendu à la Prairie des filtres.

Un kaléidoscope de musiques !

Mariza
Mariza © Isabel Pinto

La musique est le vecteur et le témoin privilégié de ces croisements et métissages ; la samba brésilienne trouve ainsi ses racines en Afrique, dans le semba angolais, la morna capverdienne rappelle le landu, danse douce des esclaves venus du Brésil et intègre le son du cavaquinho portugais… et les artistes et les instruments dépassent eux aussi leurs frontières, s’appropriant à leur manière ce patrimoine commun.A la fois présente dans le fado lisboète et la morna capverdienne, la saudade ou sodade, entre blues et nostalgie, est sans aucun doute une des caractéristiques de cette musique lusophone.Et c’est sur un air de saudade que le festival s’ouvrira à la Prairie des Filtres avec un concert – événement en hommage à la chanteuse capverdienne Cesaria Evora . Accompagnés des musiciens de la « Diva aux pieds nus », Nancy Vieira, Maria Alice, Tito Paris ainsi que son parolier, compositeur et ami Teofilo Chantre reprendront le répertoire de celle, qui de sa voix rauque et chaloupée incarnait ce spleen lusophone à travers le monde.La soirée d’ouverture marquera aussi le grand retour sur la scène française du groupe phare portugais Madredeus , qui revient sur le devant de la scène après dix ans d’absence avec un nouvel opus à découvrir en avant-première à Rio Loco.Autour du fado… Rio Loco ne pouvait pas inviter la Lusophonie sans offrir une place de choix à l’un de ses mouvements artistiques les plus emblématiques, le fado. Ses grands maîtres se partageront donc l’affiche, pour de véritables moments de grâce.Ainsi, Mariza , la plus populaire des chanteuses contemporaines, fera au festival l’honneur d’une de ces rares dates de l’été et Antonio Zambujo, nous fera partager sa douce mélancolie de sa voix hors du commun. Des variations autour de cette musique seront aussi à l’affiche avec les deux maestros de la guitare portugaise que sont Antonio Chainho et Custudio Castelo.

Des chanteurs et groupes historiques, symboles de tout un peuple et d’un engagement politique ou social seront aussi à l’affiche du festival qui parlera, à travers leur voix, des identités qui ont forgé cette ère culturelle commune.Trop rare en France, l’Angolais Paulo Flores, ultra populaire dans son pays, chantera de sa voix douce le quotidien d’un pays qui panse ses plaies et Bonga, voix angolaise de l’exil rassemblera la foule autour de son semba militant et festif.

Antonio Zambujo - Madredeus - Antonio Chainho
Antonio Zambujo - Madredeus - Antonio Chainho © Rita Carmo © Pedro Claudio © Festival Rio Loco

Un festival multi facettes

A côté des concerts, le voyage en LUSOFONIA se poursuivra aussi à travers les nombreuses disciplines du festival.Les spectacles jeune public, sur scène ou hors scène, se multiplient sous toutes les formes en bord de Garonne pour faire vivre aux plus jeunes leur part de festival. Au programme chaque jour dès 17h30, trois spectacles et une déambulation… de morues !! Une création autour du conte avec Philippe Sizaire , du cirque actuel, de la danse contemporaine ou des marionnettes traditionnelles ! Et c’est Muriel Bloch , l’incontournable conteuse du monde, qui invitera les tout petits à leur premier voyage en lusophonie !En matière d’arts visuels, le festival a confié la création de son arche monumentale à l’artiste Bruno Novelli , actuellement l’un des plasticiens brésiliens le plus brillant de sa génération. A la médiathèque José Cabanis c’est Tiago Tejo qui revisite l’azulejo de sa ville natale, Lisbonne, sous forme de « pixel art ». A la Prairie, le public sera invité à visiter le Pavillon Bleu , oeuvre participative à l’initiative de la plasticienne Tosca et qui associe les publics des structures impliquées dans le programme d’actions culturelles menée par le festival, autour de la valise Rio Loco et des Barrio Loco.

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