Découvrez l'expo consacrée au mouvement Punk proposée par la Discothèque de Radio France, en collaboration la Sacem, et présentée au Printemps de Bourges cette année.

Iggy Pop and the Stooges en studio, 23 mai 1970 ( Dave Alexander, Iggy Pop, Scott Asheton et Ron Asheton à l'arrière)
Iggy Pop and the Stooges en studio, 23 mai 1970 ( Dave Alexander, Iggy Pop, Scott Asheton et Ron Asheton à l'arrière) © Getty / Ed Caraeff/Morgan Media

Iggy Pop and The Stooges (album Raw Power, 1973)

Le punk rock débarque au milieu des années 1970. Il puise ses inspirations dans divers courants musicaux qualifiés par la suite de protopunk. Le courant surf rock américain (par exemple Miserlou de Dick Dale) inspire celui du rock garage, dont le groupe américain The Kingsmen considéré comme l’un des fondateurs du punk rock. Ils transforment la chanson de Richard Berry and The Pharaohs, Louie Louie, en un morceau plus énergique. Par la suite d’autres groupes anglo-saxons s’engouffrent dans cette veine : les américains Electric Prunes (I Had Too Much to Dream), The Sonics (Have Love Will Travel), les anglais The Kinks (You Really Got Me), Them (Gloria) ou encore le groupe Love, avec le titre Seven is Seven (Da Capo, 1967).

En 1970, le journaliste musical Dave Marsh utilise pour la première fois le mot « punk » pour qualifier la chanson 96 Tears du groupe Question Marks and the Mysterians.

Les américains The Velvet Underground influenceront également le mouvement avec leur deuxième album White Light/White Heat de 1968 au son brut et saturé.

Le protopunk comprend aussi des groupes de hard rock, comme les MC5 originaires de Détroit qui, dans l‘album Kick out the Jams de janvier 1969, jouent une musique agressive, politisée et d’une sauvagerie encore inédite dans l’histoire du rock. Iggy Pop, leader des Stooges, sera décrit par le journaliste Greil Marcus comme «le son de la Airmobile de Chuck Berry après que des voleurs l’ont dépouillé de ses pièces». Le célèbre I Want to Be Your Dog, extrait de leur premier album The Stooges produit par John Cale (Ex-Velvet Underground), résonnera durant l’été 1969. En 1973, ils sortent une autre bombe, l’album Raw Power qui contient entre autres Search and Destroy. Citons également The Dictators qui ajoutent une dimension humoristique dans leurs textes.

Le glam rock apportera son goût de l’artifice et de l’exagération avec le chanteur anglais David Bowie et son Ziggy Stardust. En 1973 Les américains, The New York Dolls et Johnny Thunders remettent au goût du jour le rockabilly des années 50 couplé à une attitude glam dans leur album éponyme. A cette mouvance se rattache le musicien transformiste Alice Cooper qui en 1972 publie l’album School’out.

Aux racines du punk, ajoutons les artistes de la scène pub rock londonienne, Dr Feelgood et Joe Strummer avec sa première formation, les 101’ers.

Neu ! et Can, représentant du rock allemand (Krauterock) auront également une influence sur les futurs productions punk.

En France, en 1971, les rouennais Rotomagus publient un 45 tours au son pré-hardcore sous le titre prémonitoire de Fightin’cock et Deshiell Hedayat, pseudonyme de Jack-Alain Léger, enregistre au studio d’Hérouville l’album Obsolete avec les musiciens du groupe Gong.

Alice Cooper

« C’est toute la réalité de la classe moyenne américaine que nous voulons refléter, mais de façon monstrueuse. Nous les faisons jouir. Et si leur plaisir vient de ce que nous leur pissions dessus, tant mieux...»

PUNK ! 40 ans de No Future - L'exposition

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