Michka Assayas ne sait pas si vous avez le même sentiment que lui mais la période actuelle nous fait traverser une sorte de désert mental. C’est pourquoi une musique issue du désert, le vrai, a peut-être des chances de nous aider à nous à y échapper.

Portrait du groupe Tamikrest le 7 novembre 2018.
Portrait du groupe Tamikrest le 7 novembre 2018. © Getty / Paul Bergen / Redferns

20 mars 2020 - Confinement Jour 4 

Le groupe Tamikrest vient de l’Est du Mali. Vous le savez peut-être, c’est une région âprement disputée où une population nomade touarègue a du mal à faire valoir son droit à exister. 

C’est dans une école privée, financée par des fondations européennes, que le chanteur et guitariste Ousmane Ag Mossa et ses camarades y ont appris la musique. Il y a une quinzaine d’années, ils ont formé leur groupe, dont le nom, Tamikrest, signifie Union, Jonction. 

D’ailleurs deux Français de Montpellier, passés par le Mali, se sont joints à eux récemment : le guitariste Paul Salvagnac et le batteur Nicolas Grupp. 

On a parlé, pour décrire ce style de musique, de blues du désert. Il y a de ça, la nostalgie, l’arrachement, mais sa singularité, c’est la sourdine, cet art de nous rendre attentifs à l’infiniment petit. 

Dans cette chanson nouvelle intitulée Timtarin, il y a, vous l’entendrez, quelque chose de planant, au début vous pourrez même penser à Pink Floyd. Mais le miracle, c’est l’intervention de la chanteuse parisienne d’origine marocaine, Hindi Zahra, qui entraîne cette chanson aussi haut que les étoiles.

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