Nous sommes en 1967. Probablement une des années les plus riches du rock n’ roll avec la sortie d’albums majeurs comme Sgt Pepper’s Lonely Heart Club Band , réponse des Beatles à Pet Sounds des Beach Boys . Des groupes comme les Doors ou Pink Floyd sortent leurs premiers albums. Janis Joplin et Jimi Hendrix se produisent à Monterey, le futur groupe Queen prend forme sans le savoir à l'initiative de Brian May et Roger Taylor avec le groupe Smile .

Dans cette effervescence musicale, un groupe produit par Andy Warhol et mené par Lou Reed et John Cale fait son apparition : The Velvet Underground . Le premier album est composé quasiment intégralement par Lou Reed. On y entend également la voix de la mannequin Nico , les percusssions de Maureen Tucker et la guitare de Sterling Morrisson .

The Velvet Underground and Nico
The Velvet Underground and Nico © Verve

Avant de devenir culte, le premier album du Velvet fait un bide à sa sortie. Personne ne peut alors imaginer que The Velvet Underground va influencer bon nombre de groupes à venir. On peut même aller jusqu’à dire, sans trop se mouiller, que cet album va donner la direction à suivre pour les vingt années qui suivront. L'enregistrement est bouclé en 1966 avec un budget minimal. On parle alors de 3 000 dollars avec à la production Tom Wilson ( Simon and Garfunkel, Frank Zappa, Bob Dylan, ...) . Loin des budgets dignes de la NASA de certains albums modernes qui n’arrivent même pas à se mettre sur orbite.

Parmi les trois titres du Velvet qui ont été le plus repris : Venus in Fur, Femme Fatale et Sunday Morning … et tous sont sur l’album à la pochette banane signée Warhol. Des rumeurs circulaient même sur cette banane sticker, qui si on la décollait de l’album, vous offrait du LSD.

Sunday Morning est un ovni sur la galette. C’est la dernière chanson composée pour l’album et c’est celle qui ouvre ce dernier. Originalement prévue pour être chantée par Nico, selon le vœu de Paul Morrissey (manager du groupe et réalisateur), la mannequin devra se contentée de faire choriste derrière Lou Reed. Il co-signe le titre avec John Cale. Elle est la plus produite de l’album, la plus pop et la plus "commerciale". Le côté aérien de la mélodie est due en grande partie au clavier Célesta utilisé par John Cale. Un instrument que l'on retouve pour l'anecdote dans le titre Douce France de Charles Trenet.

Ils ont repris Sunday Morning : Nick Cave, James, Beck, Nina Hagen, Etienne Daho, orchestral manœuvres in the dark, Tai-Luc, Strawberry Switchblade, Matthew Sweet et Susanna Hoffs.

Ré-écoutez la chronique de Stéphanie Cabre dans le Nouveau Rendez Vous à l'occasion de l'exposition du Velvet Underground à la Philarmonie de Paris.

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