A l'occasion du Printemps de Bourges et de l'exposition "PUNK ! 40 ans de No Future" qui s'y tiendra, notre programmateur Djubaka a concocté une playlist 100% punk.

"PUNK ! 40 ans de No Future" (détail de l'affiche de l'exposition)
"PUNK ! 40 ans de No Future" (détail de l'affiche de l'exposition) © Julian Yewdall

En 1977, en Angleterre, lors du jubilé de la reine en juin, (25 ans de règne) les Sex Pistols donnent un concert sur la Tamise, entament « God save the Queen », et se font rapidement passer les bracelets. Je me souviens avoir vu ces images à la télé française et de l’impact immédiat, cette nouveauté, l’idée de passer dans un autre monde d’avoir enfin quelque chose qui correspondait à notre époque. Et ce son !! Ce chant !! Ce jamais vu et entendu déclenchait immédiatement l’envie de faire la même chose.
Le lendemain j’essayais de trouver leurs 45 tours...en vain. Heureusement, un copain a la précieuse galette. Je lui donne une K7 (cassette) et je me retrouve avec sur la face A « Anarchy in the U.K. », enregistré cinq ou six fois de suite et sur la face B « I wanna Be me » qui se retrouve aussi dupliqué jusqu’à la fin de la bande.

Les Sex Pistols ont changé radicalement ma façon de voir le monde et ce que j’avais envie d’y faire. Le punk a été un incroyable détonateur de liberté, de 1977 à 1980, espace-temps dans laquelle se situe cette playlist, il y eu une formidable énergie, des gens venant du même milieu que moi, prenaient des guitares sans forcément savoir en jouer, mais ils y allaient, et ont écrit ce que nous considérons aujourd’hui comme des classiques, L’esprit du « Do it yourself » prenait là tout son sens. Comme, le disait Joe « The Clash » Strummer «quand le punk est apparu, beaucoup de choses furent remises en question, les mentalités et façons de faire changèrent souvent radicalement…»

Faire une playlist sur le punk c’est à chaque fois déclencher une guerre de chapelle. Des pourquoi si, et pas ça à n’en plus finir. La trentaine de titres sélectionnés ont marqué mes oreilles et sont devenu des points d’encrages, ce sont ceux que j’ai écoutés à cette époque, et qui servaient de références dans nos palabres musicaux. Les groupes anglais, français et américains qui la jalonnent sont devenus des influences essentielles d‘un courant musicale encore vivace, et dont les enfants ont pris position sur les cinq continents.

HEY! Ho Lets Go !!

MR Djub

Aller plus loin :

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.