Samedi soir, la nef du Grand Palais accueillait l'événement "Mooon", happening à mi-chemin entre art et science consacré aux 50 ans du premier alunissage. Entre stars de la conquête spatiale et performances artistiques, l'événement a rassemblé curieux et férus d'astronomie.

La Lune géante trônait sous la verrière du Grand Palais
La Lune géante trônait sous la verrière du Grand Palais © Radio France / JB

Impossible de la louper : la Lune géante installée sous la verrière du Grand Palais était l'attraction numéro un de la nuit "Mooon", organisée ce samedi soir dans l'immense lieu parisien à l'occasion du cinquantième anniversaire du premier pas sur la Lune. 

La Lune a changé de teinte a plusieurs reprises dans la soirée, laissant parfois apparaître sa face cachée
La Lune a changé de teinte a plusieurs reprises dans la soirée, laissant parfois apparaître sa face cachée © Radio France / JB

Assis sur les marches de la nef, face à cette immense Lune, Stéphanie et Frédéric sont venus avec leur filles, Lilou et Maya, "par curiosité", disent-ils. Mais non sans une part de fascination : "On participe à ce rêve qui existe encore malgré le fait qu'il ait été réalisé, c'est une charnière, quelque chose qui a marqué à jamais", explique Frédéric. "En soi, on ne connaît rien à ce monde-là, et pourtant on y est quand même allés. Ca prouve qu'au final, on est tous capables de franchir le pas et d'arriver au bout de ce qu'on veut", dit sa fille Maya. 

Haigneré et Pesquet pop stars de la soirée

Rapprocher encore un peu plus la Terre et la Lune, c'aurait pu être le slogan de cette soirée - organisée en partenariat avec l'Agence spatiale européenne. Les vedettes de l'événement, Claudie Haigneré et Thomas Pesquet, l'ont vécu, ce rapprochement. Acclamés comme des pop stars par une foule de plusieurs centaines de personnes, ils échangent sur scène, pendant 45 minutes, leurs expériences et leurs attentes pour le futur. "J'espère voir un jour le premier pas de l'homme sur Mars", conclut le spationaute.

Sur scène, Claudie Haigneré et Thomas Pesquet échangent avec humour sur leurs expériences respectives
Sur scène, Claudie Haigneré et Thomas Pesquet échangent avec humour sur leurs expériences respectives © Radio France / JB

"Thomas Pesquet est un excellent communiquant", décrypte Kevin, passionné par l'exploration spatiale et animateur de la chaîne YouTube "La Minute Spatiale". Pour lui, le succès de l'intervention est facile à expliquer : "Il arrive à tout rendre intéressant, il est pédagogue et répond à toutes les questions. Accessoirement, il est très inspirant dans sa manière de parler. Il sait donner à tout le monde l'envie de devenir astronaute".

Venue de Toulouse, Louise, étudiante en école d'ingénieurs, assiste avec un ami à cette conférence : "Le domaine spatial est en pleine expansion, ça fait rêver. A Toulouse il y a beaucoup de recherche dans ce secteur, ça donne envie d'y travailler. C'est intéressant de voir le chemin qu'on a fait, d'où l'on vient. Ça a quelque chose d'émouvant", explique-t-elle. 

Plusieurs centaines de personnes ont participé à cette célébration
Plusieurs centaines de personnes ont participé à cette célébration © Radio France / JB

Musique et vertiges sous la Lune

Le programme compte également une reconstitution télévisuelle du voyage d'Apollo 11 - où le public applaudit chaleureusement lorsqu'apparaissent les fameuses premières images de Neil Armstrong. Et la soirée est ponctuée d'interventions artistiques, comme avec la vidéo Space Oddity de l'artiste contemporain Ange Leccia, qui mêle les images de décollages de fusée à celles du clip de la chanson légendaire de David Bowie, qui avait servi de générique à la retransmission mondiale de l'alunissage, en 1969. 

La vidéo d'Ange Leccia mixe les images de David Bowie et celles des missions Apollo
La vidéo d'Ange Leccia mixe les images de David Bowie et celles des missions Apollo © Radio France / JB

Mais la performance artistique qui a le plus impressionné le public, c'est celle de la perforeuse Chloé Moglia. Spécialiste de la suspension, elle a effectué un chemin en direction de la Lune, au-dessus de la foule, sans filet ni harnais. Une "rêverie" selon ses termes, accompagnée musicalement en direct qui donne à la contemplation de la Lune un air de vertige : 

"Dès qu'on prend le temps de ne pas se cacher derrière le mot "Lune" qui rend normal le fait de regarder cet astre, dès qu'on plonge hors des mots et qu'on s'autorise à rêver devant la Lune, c'est absolument vertigineux".

Chloé Moglia en suspension au-dessus du public
Chloé Moglia en suspension au-dessus du public © Radio France / JB

A deux reprises dans la soirée, Chloé Moglia fascine les spectateurs, avant qu'une ferveur différente s'empare des férus de la Lune, musicale cette fois-ci. C'est le musicien électro Arnaud Rebotini qui a offert une version de la musique du film 120 Battements par minute accompagné de musiciens classiques, dont un quatuor à cordes. 

Arnaud Rebotini sur la scène de l'événement "Moon"
Arnaud Rebotini sur la scène de l'événement "Moon" © Radio France / JB

C'est un set électro du groupe Hot Chip qui a conclu la soirée et a achevé de transformer le Grand Palais en dancefloor au clair de la Lune, une Lune plus proche que jamais. 

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