Le syndicat SNMSU-Unsa Éducation, premier syndicat des médecins scolaires, pointe un manque d'organisation face à l'épidémie de Covid-19.

Les médecins scolaires alertent sur le manque de moyens humains pour faire face à la crise sanitaire.
Les médecins scolaires alertent sur le manque de moyens humains pour faire face à la crise sanitaire. © Getty / Mladen Sladojevic

Ils sont environ 1.000 en France, pour douze millions et demi d'élèves : les médecins scolaires ont du mal à faire face à la crise sanitaire depuis la rentrée. Le SNMSU-Unsa Éducation, premier syndicat des médecins scolaires, dénonce dans un communiqué une rentrée mal préparée : trop peu nombreux, ils sont pourtant les seuls interlocuteurs des autorités sanitaires en cas de Covid dans les établissement scolaires. Et la situation est selon le syndicat intenable.

"On est submergé par les demandes"

Dans le Loiret, département en rouge sur la carte, ils sont trois médecins scolaires pour 135 000 élèves dont la docteure Marianne Barré, secrétaire générale adjointe du SNMSU-Unsa Éducation : "Depuis la rentrée, je ne m’occupe que de la crise sanitaire, au détriment de toutes mes autres missions. On est submergé par les demandes et ce qui est grave, c’est que l’on n’arrive pas à répondre à ces demandes."

La médecin passe sa journée au téléphone à répondre aux questions des parents, mais surtout à remonter les informations à l'Agence régionale de santé, dès qu'un élève ou un enseignant est testé positif. "Ça veut dire remplir des listes de cas contact qui sont longues à saisir, et les logiciels des ARS ne sont pas compatibles avec les logiciels de l’éducation nationale. C’est extrêmement chronophage", déplore-t-elle.

Des médecins peut-être appelés en renfort le week-end

Dans le Loiret, le rectorat vient de recruter une secrétaire et une infirmière en renfort, mais il pourrait demander aux médecins de travailler le week-end. Impossible, selon Marianne Barré : "Quand on a fait déjà toute la semaine, ré-enchaîner sur des week-ends d’astreinte, c’est sûr que les médecins seront en burn-out très rapidement, c’est extrêmement inquiétant."

Le syndicat alerte : "La crise sanitaire témoigne d’un besoin en médecins de l’Éducation nationale. Le SNMSU-Unsa Éducation demande une nouvelle fois une véritable politique d’attractivité, autre que le silence et de vagues promesses." De son côté, le ministère de l'Éducation nationale précise que ces astreintes se font à titre exceptionnel et que le manque de médecins scolaires ne date pas du Covid. On en cherche, mais on en trouve pas assez, explique-t-on rue de Grenelle.

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