On ne connait pas encore la date du deuxième tour des municipales, mais les communes où le premier tour n'a pas été conclusif se tiennent prêtes au redémarrage d'une campagne que la crise du Covid va rendre très compliquée. Paris en est un parfait exemple...

Comment retrouver la dynamique du premier tour après deux mois d'arrêt et une crise du Covid ?
Comment retrouver la dynamique du premier tour après deux mois d'arrêt et une crise du Covid ? © AFP / Hans Lucas / Marie Magnin

Le second tour des élections municipales aura-t-il lieu en juin ? L’hypothèse est toujours en cours. L’exécutif veut en tout cas être fixé rapidement et a demandé au conseil scientifique de rendre un avis dès le début de la semaine prochaine. Un vote au Parlement sur la question est aussi envisagé.

Dans les 5 000 communes concernées, le feuilleton est en tout cas suivi avec attention, il faut se tenir prêt à reprendre la campagne. À Paris, Ce n'est pas un souci pour la maire sortante Anne Hidalgo très présente médiatiquement sur sa gestion du Covid ou sa bataille contre le gouvernement pour faire rouvrir parcs et jardins. Cela semple plus compliqué pour ses adversaires.

Comment retrouver l'attention des électeurs

Réamorcer la campagne est un vrai casse-tête : "Si c’est en juin, on ne pourra rien faire" s’inquiète un marcheur. Pas de distribution de tracts, pas de meetings, il faut tout réinventer, tout réorganiser. 

À droite, Rachida Dati fait tout ce qu’elle peut pour occuper le terrain, à sa manière, en polémiquant sur la sécurité, la propreté, les distributions de masques insuffisantes. Mais le véritable enjeu sera la participation des plus âgées. "Le 15 mars, ils ne se sont pas déplacés, et on a perdu 3 ou 4 points" explique l’entourage de Dati qui réfléchit à des propositions : installer par exemple des bureaux de vote dans les résidences seniors.

La droite qui mouline donc, tandis que la macronie parisienne, menée par une Agnès Buzyn silencieuse, rumine. Certains espéraient même un report du scrutin en mars prochain, histoire de repartir à zéro, hypothèse peu probable aujourd’hui. "On sait désormais vers quoi on se dirige" soupire un marcheur : une défaite sans appel du parti présidentiel.

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