Biographie

Arno Santamaria séduit grâce à des textes engagés aux sens multiples. Inspiré par sa vie et les faits d’actualité, il a été produit par 1362 producteurs.

À 17 ans, au bac de français, Arno Santamaria, tombe sur un texte de Léo Férré, «Poètes vos papiers». Coup du destin et révélation magistrale pour l’écolier un peu rebelle. Avec Léo Ferré, Arno Santamaria découvre le sens et la poésie des mots : leur puissance artistique. Il découvre aussi la notion de l’engagement, de la revendication : leur pouvoir politique.

Un diplôme d’ingénieur du son en poche (pour rassurer ses parents) et un passage à la Schola Cantorum plus tard, Arno Santamaria commence à travailler dans plusieurs studios d’enregistrement parisiens. Dans l’ombre de grands producteurs, il est la petite main agile et l’oreille attentive qui permet à bon nombre d’albums de voir le jour.

Pour Arno Santamaria, la création d’un disque n’a rien d’instinctif et de spontané. C’est le fruit d’un long travail de réflexion, à la fois sur les textes et les arrangements. Arno est un fou de guitare. À la manière d’un Neil Young, sa passion pour la guitare le pousse à penser chaque chanson de l’album non seulement en termes de texte et de composition, mais aussi en termes de sonorité, d’atmosphères, de choix techniques qui traduisent une volonté artistique. Quand certains artistes préfèrent confier à un réalisateur le soin de peaufiner les mélodies et les arrangements, Arno Santamaria est au contraire de toutes les étapes, de toutes les décisions.

S’il laisse la main, c’est pour ne faire place qu’à des collaborateurs/amis : Vic Emerson à la direction des cordes (celui à qui l’on doit les cordes du Madame Rêve de Bashung) ; Thomas Bloch aux claviers (que l’on retrouve également sur les albums de Radiohead et Gorillaz), Franck Arkwright, qui masterisera l’album aux mythiques studios d’Abbey Road ; Mickael Rangeard à la prise de son.

L’inspiration, Arno Santamaria la trouve dans sa propre vie, ses propres expériences. Les textes, aux sens multiples, évoquent les hommes au plus près d’eux-mêmes, leur relation intime. Ils évoquent aussi une rage contenue, une dénonciation poétique permanente, une prise de conscience artistique (et forcément politique) de la société dans laquelle nous vivons. Si Ferré n’est pas loin, c’est surtout dans l’appel au rassemblement et à la solidarité, profondément ancré dans la réalité et l’actualité. C’est là qu’Arno Santamaria, en observateur attentif de la condition humaine, puise son inspiration.

Léo Ferré pour ses textes, sa théâtralité et son engagement. Radiohead pour les arrangements et les sons fouillés. Neil Young pour les guitares acoustiques, très jouées, mais très actuelles. Pas de doute, Arno Santamaria puise le meilleur de bien des mondes et livre un album riche sur la forme et enrichissant sur le fond.

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