Biographie

Débutant sa carrière en 1961 en enduisant ses toiles d’une couche de goudron et en exposant une sculpture composée d’un simple tas de charbon, le travail d’avant-garde de Bernar Venet est très vite encouragé par les tenants de la scène artistique française : Arman, César, Jacques Villeglé…

S’emparant de New York en 1966 il découvre l’art minimal et poursuit dans son travail l’expérience des plans de tubes en ne reproduisant des images scientifiques que pour leur sens et l’évocation de leur formule. L’image neutre est dégagée de l’intervention de l’artiste et de la subjectivité de son regard. Il expose aux côtés des tenants de l’art minimal et conceptuel : Sol LeWitt, Donald Judd, Carl Andre, Dan Flavin… dans les galeries Dwan, Paula Cooper… Il met alors au point un programme de 4 ans s’intéressant aux différentes branches de la science et au terme duquel il prévoit d’arrêter sa carrière artistique. En 1971, arrive la fin programmée de la carrière de Bernar Venet qui se consacre alors à des rétrospectives de son travail, à des conférences à travers le monde ainsi qu’à une série de cours à la Sorbonne.

Le travail qu’il reprend finalement à partir de 1976 poursuit son attachement aux formules mathématiques et prend un tournant formaliste aussi bien en peintures qu’en sculptures. Le hasard étant mathématique, il décline des séries de sculptures intitulées « lignes indéterminées » suivant le parcours de la main sans recherche esthétique particulière, sans pattern prédéfini. A la suite de celles-ci, il développe des sculptures composées d’arcs qui mettent en espace les degrés qui à la fois les définissent et les composent. Se déployant en acier corten, les « arcs » de Bernar Venet développent une matérialité et un sens de leur environnement. Les lignes à travers leurs variations : Arcs, Arcs penchés, Arcs verticaux, effondrements… composent le vocabulaire de Venet qui par leur intermédiaire aborde les problématiques de la sculpture : rapports au corps, à l’équilibre, rapports à l’espace environnant…

Il se fait connaître du grand public en exposant ses sculptures à travers le monde : Paris…A Versailles, Bernar Venet investit les jardins du Château, espace classique, hautement géométrique et régit par les règles de perspective. Pleinement conscient de la portée symbolique du lieu, il l’aborde avec le souhait de souligner son tracé, de révéler sa cohérence de faire redécouvrir ses espaces quitte parfois à s’inscrire en opposition avec son dessin si précisément délimité en plaçant par exemple un effondrement d’arc entre le bassin d’Apollon et le Grand Canal, sorte d’épave non pas informe mais antiformelle trônant au centre de l’ouvrage d’art par excellence qu’est Versailles.

SOURCE: Site officiel Château de Versailles

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