Biographie

Le nom de ce groupe, s'inspire du roman Le Grand Blondino du Suédois Sture Dahlström, le duo français mené par Tiphaine Lozupone et Jean-Christophe Ortega, « Oslo » est inspirée par une descente aux enfers dans les paradis artificiels, filmée par Joachim Trier en 2011. Leur nouvel EP 2015 est sorti chez Tomboy.

oui, ce nom de blondino intrigue. Il sonne bien, trop bien, ludique, insolent et lumineux. blondino est le titre d’un roman suédois, le grand blondino de sture dahlström, qui a donné à tiphaine lozupone l’envie de changer les règles du jeu, les règles du genre : chanter sous un drôle de nom d’homme des histoires universelles qui chavirent le cœur. avec sa voix ensorcelante et son suprême détachement, elle rejoint d’emblée les grandes voix féminines contemporaines, les fiona apple, alison goldfrapp, beth gibbons ou dark dark dark. une guitare acoustique, un synthétiseur, un piano las, bref une économie de moyens délibérée : blondino réussit ce prodige d’imposer un climat, de créer des images, des instantanés de villes miroitantes ou d’états intérieurs brisés, avec quelques sons, quelques cordes et un peu d’électro. pour explorer et exprimer à merveille nos mélancolies contemporaines.

Réglons d’emblée la question du pseudo. Oui, ce nom de blondino intrigue. Il sonne bien, trop bien, ludique, insolent et lumineux. Non, blondino n’est pas un hommage à Debbie Harry et son groupe Blondie, non plus qu’un jeu de mots fastoche sur la blondeur de Tiphaine Lozupone, chanteuse lorraine d’ori-

gine italienne. Blondino est le titre d’un roman suédois, Le grand Blondino, de Sture Dahlström, qui a donné à Tiphaine l’envie de changer les règles du jeu, les règles du genre : chanter sous un drôle de nom d’homme des histoires universelles qui chavirent le coeur. En d’autres termes, comme le dit Tiphaine, prendre un pseudo , ‘‘c’est entrer dans une fiction, créer une distance avec soi-même, être libre d’être garçon et fille à la foi’’. Il faut imaginer l’enfance de

blondino dans les années 90, une longue nymphe un peu solitaire qui chante tout

le temps, sans leçons ni façons, chante comme si cela coulait de source.

Ce chant fou furieux, spontané, thérapeutique, presque mystique, blondino l’a dompté une fois installée à Paris au début des années 2000, et en a fait une voix. Une voix si singulière. Le sortilège vous accroche à l’écoute de Mon amie

. Cette voix à la fois douce et subtilement râpeuse, éthérée, rêveuse mais étrangement déterminée qui chante ‘‘Mon amie c’est le jour, dans mon coeur est

tombée la nuit’’, c’est un sourire sous la pluie, du soleil dans l’eau froide.

Avec un truc en plus, la nonchalance. Une nonchalance, un je-m’en-foutisme élégant, presque tendre, à l’oeuvre dans L’amour n’est-il qu’un nom commun

, mais aussi dans Oslo , sa chanson du wanderlust, son manifeste de voyageuse – voyages géographiques (Tokyo, Oslo, Los Angeles, où fut enregistrée la maquette de son premier EP) et mentaux : le moelleux Oslo est inspiré par une

descente aux enfers dans les paradis artificiels filmée par Joachim Trier en 2011

dans Oslo 31 août. Oui, blondino se fait du cinéma... Avec sa voix ensorcelante

et son suprême détachement, Tiphaine Lozupone rejoint d’emblée les grandes voix féminines contemporaines, les Fiona Apple, Alison Goldfrapp, Cat Power, Beth Gibbons, Nona Marie Invie de Dark Dark Dark. Blondino recherche l’identification avec des femmes fortes et vénère Sylvia Plath, depuis la lecture du poème Dame Lazare. Et c’est ainsi qu’avec Jean-Christophe Ortega, son complice en écriture depuis 2012, ils ont écrit Sylvia. Une guitare acoustique, un synthétiseur, un piano las, bref, une économie de moyens délibérée :

Blondino réussit ce prodige d’imposer un climat, de créer des images, des instantanés de villes miroitantes ou d’états intérieurs brisés, avec quelques sons, quelques cordes et un peu d’electro.

‘‘J’avais envie de pleurer. Je me sentais toute chose. Je venais de découvrir une nouvelle façon d’être heureuse’’ écrivait Sylvia Plath. Quelques décennies plus

tard, avec sa pop atmosphérique, blondino explore et exprime à merveille nos mélancolies contemporaines.

ÉLISABETH QUIN

photo © diane sagnier

Artiste https://www.facebook.com/blondinoofficiel/

Label http://www.tomboy-lab.com/#!blondino/ciis

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