Biographie

Né le 14 septembre 1926 dans la banlieue de Lille, Michel Butor est troisième d’une famille de sept enfants. De son père Emile, un passionné de dessin, d’aquarelle et de gravure sur bois, il a certainement hérité son goût pour l’art et les artistes avec lesquels il collabore depuis toujours. Dès son adolescence, il montre des dons précoces pour l’écriture poétique. Ses études de Lettres et de philosophie à la Sorbonne bouclées, il va épauler Jean Wahl en tant que secrétaire, pour le Collège de philosophie, puis enseigner quelques mois au lycée Mallarmé à Sens. Ensuite, il part en Egypte comme professeur de français et, en 1951, devient lecteur, à l’Université de Manchester (Angleterre).

Là, loin des lumières du sud, de sa thébaïde » (Revues friches). Il va enfin rédiger son premier roman Passage de Milan (Ed. de Minuit, 1954) qui sera suivi deL’Emploi du temps en 1956. Assimilé aux Nouveaux Romanciers à l’instar de Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet et Claude Simon, il va être consacré en 1957 par le prix Renaudot pour l’ouvrage La Modification . Après Degrés (1960) et Mobile en 1962, l’écrivain va renouer avec d’autres genres tels la poésie, l’essai, l’article de revues, la collaboration avec des artistes… un travail d’écriture intense et varié rythmé par de nombreux voyages ou séjours à l’étranger (Etats-Unis, Japon, Australie, Chine…). En 1962, il édite Rencontre, l’un de ses premiers livres illustrés (sur 800), réalisé avec le peintre chilien Enrique Zanartu. Dès 1968, il innove avec des livres manuscrits (plus de 280) lui permettant de se passer des éditeurs et affiche trente ans plus tard 59 collaborations avec des artistes comme Pierre Alechinsky, Jiri Kolar, Jacques Hérold, Ania Staritsky mais aussi Henri Maccheroni ou André Villers pour ne citer qu’eux. Après 1968 et ses années d’enseignement aux Etats-Unis, Michel Butor passe par l’Université de Nice pour finalement intégrer l’Université de Genève où il achève sa carrière d’enseignant en 1991. Depuis, il vit et travaille à Lucinges, un village de Haute-Savoie.

Ses œuvres complètes rassemblées en dix volumes sont publiées par les éditions de La Différence sous la direction de Mireille Calle-Gruber. En 2010, est sorti le volume 12 consacré à la poésie, cette « danse des lèvres, des yeux, des mains, de tout le corps » (revue Friches). Sa production littéraire est énorme : plus de 1500 titres. En 2006, la Bibliothèque nationale a organisé une exposition à Paris sous le titre « Michel Butor, l’écriture nomade » suivi d’un important colloque francophone intitulé « Michel Butor : déménagements de le littérature ». Ecrivain de stature internationale, Michel Butor interroge les chercheurs du monde entier qui explorent son œuvre organisant des colloques, le dernier date d’octobre 2011 au Brésil, intitulé L’univers de Butor.

Bibliographie sélective 2011- 2012

  • 24 trièdres : articulations temporelles (Aencrages & Co)

  • Attachements, 1981-2010 (Université de Savoie, laboratoire LLS)
  • En coulisse (Ed. Instant perpétuel)
  • Femmes de Courbet (Ed. Instant perpétuel)
  • Futaie (Ed ; Instant perpétuel)
  • Gong (Ed. Instant perpétuel)
  • La Coupole de l’été (Ed. Instant perpétuel, 2012)
  • Lai du chevrier (Ed. Instant perpétuel)
  • La Solitaire (Ed. Instant perpétuel)
  • Le Chemin du ciel et La Chute des damnés (Ed. Invenit)
  • Le dit du mineur (Ed. instant perpétuel, 2012)
  • Les Chants de la gravitation (Ed. L’Entretemps)
  • Les Trois châteaux (Ed. La Différence, 2012)
  • Match olympique à Mexico (Ed ; Instant perpétuel, 2012)
  • Plainte (Ed. Instant perpétuel, 2012)
  • Point de non-retour (Ed. Instant perpétuel, 2012)
  • Une nuit sur le Mont chauve (Ed. La Différence, 2012)

Biographie de la documentation de Radio France le 28/11/2012