Biographie

Actuellement en deuxième année de doctorat à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (E.H.E.S.S.) au sein du Centre de Recherche sur les Arts et le Langage (C.R.A.L.), Clarence Boulay mène un travail intitulé Des fondements imaginaires aux réalités culturelles, étude des potentialités permissives des territoires insulaires , sous la tutelle de Monsieur Jacques Leenhardt, directeur de recherche.

Scénographe de profession, le travail qu’elle mène en tant que doctorante à l’E.H.E.S.S. lui permet d’établir des recherches sur la notion d’espace permissif. Sa recherche se base sur la rencontre de deux types d’espaces de nature à priori très différents, l’espace scénique et l’espace insulaire. Au-delà de leurs divergences respectives, ces deux types d’espaces partagent certaines spécificités : ils sont éloignés et circonscrits. Ces paramètres leur confèrent un statut spécifique, objet de sa recherche. Leur rencontre permet de relever le paradoxe suivant : dans quelles mesures un espace géographiquement circonscrit, éloigné et donc contraignant va-t-il justement créer un mode de fonctionnement particulier?

Le recours à l’étude de terrain semble incontournable à Clarence Boulay. Il lui est en effet impossible d’imaginer développer un travail de recherche théorique sans le lier étroitement à l’expérience du vécu et, dans ce cas, de l’isolement. Cette étude de terrain se justifie par le besoin d’en saisir soi-même la réalité afin d’identifier les modes de lectures et les pratiques locales dictées par les déterminismes géographiques spécifiques. Il semble en effet difficilement concevable d’aborder la notion de contrainte et d’isolement sans l’avoir vécue.

C’est notamment ce paramètre qui justifie son choix de se rendre sur l’île de Tristan da Cunha, dépendance du territoire britannique, membre du Commonwealth.

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