Biographie

Sur l’album “Lang(u)age” de Daby Touré, il y a une chanson qui s’intitule “Papillon”. A elle seule, elle pourrait résumer sa musique : agile, virevoltante, colorée, chatoyante. Depuis déjà presque vingt ans, Daby Touré, papillon migrateur, explore à tire d’ailes les rythmes et les harmonies de plusieurs continents. Pas étonnant que son nouvel album s’intitule “Lang(u)age”… avec une parenthèse internationale. Lui qui s’exprime indifféremment en français, anglais, arabe, soninké, wolof ou pular, a voulu rassembler dans cet opus les expériences, les émotions et les découvertes de toute une vie. Comme un trait d’union entre les peuples et les cultures, forgé au gré des pérégrinations d’un artiste nomade à la passion insatiable.

Né en 1971 dans le désert mauritanien, Daby a du voyager dès son enfance entre Mauritanie et Sénégal, élevé par plusieurs membres de sa famille après le divorce de ses parents. Son père, futur membre du célèbre groupe Touré Kunda, ne voulait pas qu’il soit musicien. Le jeune Daby s’abreuve des airs de Bob Marley, Police, Stevie Wonder ou Michael Jackson entendus à la radio, et apprend seul, en cachette, les rudiments de la guitare.

En 1989, le voilà qui débarque en France avec son père, pour suivre des études. C’est pourtant dans les bars à musique et les studios de répétition qu’il préfère peaufiner son éducation, avec les musiciens du coin. Trois ans plus tard, il fonde le groupe Touré Touré avec son cousin Omar. Ensemble, ils enregistreront un album d’afro jazz intitulé “Laddé”. Mais Daby le troubadour veut écrire des chansons plus personnelles, exprimer ce qu’il a dans la tête et dans le coeur.

En 2004, remarqué par Peter Gabriel qui lui demande d’assurer la première partie de ses concerts, il est signé sur prestigieux label Realworld et enregistre l’album “Diam” qui connaîtra un succès international. Dans ce cadre, Daby publiera un second album, “Stereo Spirit” qui affine encore sa personnalité musicale : des mélodies d’une pureté confondante servies par une voix hors du commun, capable d’évoluer avec aisance dans l’azur musical. Comme un papillon…

Pour son nouvel album, “Lang(u)age”, Daby a voulu renouer avec le public français. Comme il dit : « J’avais envie de rentrer chez moi, dans mon pays d’adoption. » Résultat, des chansons comme “Chez les autres” sur un texte de Maxime Le Forestier, clin d’œil à son enfance itinérante, ou “Pas si éloigné que ça”, co-écrit avec Ours, ode à la diversité des cultures qui font l’unité et la richesse de ce monde : même si nous n’avons “pas la même saison, pas la même maison”, ne sommes nous pas tous pareils ? Un thème universel repris dans “Du haut de nos différences”, en duo avec la chanteuse canadienne Salomé Leclerc sur des paroles de Marc Esteve. Dans “Yewende”, Daby le bourlingueur évoque avec nostalgie l’insouciance de l’enfance avant de rendre hommage à son pays natal dans “Bilady” (“Mon pays”).

Nostalgie mais espoir aussi, dans “Dernier rêve”, aux arrangements vocaux acrobatiques, ou “This is the time”, en duo avec le rappeur Oxmo Puccino, tendres mais fermes incitations à vivre ses rêves et réaliser ses idéaux. Ne jamais renoncer, qu’on se sente découragé comme dans “Angel”, portrait d’un homme en plein désarroi, ou “Mariko”, chanson de réconfort écrite d’une traite pour une amie.

Qu’il chante en français, anglais, arabe, wolof ou pular, Daby le messager polyglotte n’a qu’une langue, universelle celle-là : celle de “la terre, l’amour, la pluie” (“Mon lang(u)age”). Celle du cœur, surtout. Et si “Toutes les îles” donnent des ailes, sa musique à lui, aérienne et tournoyante, a définitivement pris son envol. Tout là-haut, là où planent les papillons.

Lang(u)age, nouvel album de Daby Touré à paraître le 11 juin 2012

Réalisé par Daby Touré et Russel Elevado (Alicia Keys, Erykah Badu, D’Angelo)

Source : Universal music

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