Biographie

2012 est l’année du trentième anniversaire de Lo’Jo , et Cinema el Mundo est le treizième album. Le groupe est né à la marge d’Angers, la ville qui sommeille en sureté, dans le creux formé par la Maine et la Loire, rivières de l’ouest de la France. Il est toujours resté sur ces bords, musicalement, géographiquement, philosophiquement. « être marginal c’est simplement une façon d’être soi-même » dit Denis Péan , fondateur du groupe au sein duquel il est à la fois auteur, compositeur, interprète et pianiste. « Il a semblé un moment difficile d’exister loin de Paris ; ce n’est désormais qu’un immense avantage. » Mais cette province féconde - avec son doux ciel et ses pentes déferlantes, ses coteaux de vignes, ses larges et paisibles rivières - n’est pas cependant une prison pour l’esprit. L’Anjou a nourri de grands rêves dans Lo’Jo , rêves qui ont transportés cette aventure musicale à chaque point de la boussole. Le camion rempli de sons et d’instruments est largement imprégné des étiquettes de leurs voyages ; Sahara du sud - où ils aidèrent à organiser le premier Festival au désert en 2001, et par la suite lancèrent la carrière internationale des guitaristes et poètes touaregs Tinariwen - Tbilissi dans le Caucase où la caravane Babel Caucase fit une halte sur la route de Chechnya ; l’ile de la Réunion dans l’océan Indien, juste une maison familière de plus; sans compter tous les endroits où le groupe s’est simplement branché, aussi bien dans les réseaux locaux et rassemblements festifs, qu’à… Agadir, Adelaide, Chicago, New York, Buenos-Aires, Katmandou… la liste est si longue et variée, qu’elle en est presque déroutante.

De tous ces horizons, Lo’Jo rapporte des sons, des instruments, des expériences et des amis, de retour sur le canevas vierge de ses terres natives. Je viens d’une région où il n’y a pas de culture musicale spécifique, pas de « folklore », raconte Denis Péan. « Donc je crée du feu avec tous les genres de bois. »

(Source Site Officiel)