Biographie

Eddy Louiss, de son vrai nom Edouard Louise, est né le 22 mai 1941 à Paris. Son père, d’origine martiniquaise, est arrivé à Paris pour se consacrer entièrement à la musique et diriger un orchestre qui se produisait dans les boites et les casinos pendant les années 50. C’est dans ce contexte de musiques mêlées et dansantes qu’Eddy apprend le métier en même temps qu’il prend des cours de piano classique, de solfège et d’harmonie. Ecoutant beaucoup de jazz, il apprend en autodidacte la trompette, le vibraphone. A seize ans il quitte l’école et joue à plein temps dans l’orchestre de son père.

A 20 ans il a ses premiers cachets avec Daniel Humair, Jean-François Jenny-Clark ou Aldo Romano et bientôt joue avec de nombreux musiciens de jazz. Pour lui, musique « typique » (celle des dancings, des bars, celle des Caraïbes) et jazz ayant les mêmes racines, il est absurde de les dissocier ; aussi toute sa carrière se passe-t-elle avec des musiciens de tous ces horizons. Il joue avec Kenny Clarke qu’il considère comme un maître, René Thomas, Bernard Lubat, il est trompettiste et organiste dans le grand orchestre d’Ivan Jullien, est appelé par Mimi Perrin pour chanter dans le fameux groupe des Double-six . C’est alors qu’il découvre l’orgue Hammond fort peu joué en France durant ces années 60 et dont il sait tirer des émotions et un swing sans pareils. Il accompagne à la même époque Nicolle Croisille puis de 1964 à 1977 il est avec Claude Nougaro qui écrit pour lui la chanson Hors de l'eau un orgue a surgi. C'est pas Nemo, c'est Eddy . Stan Getz l’engage au début des années 70.

En 1977, lassé d’une vie de tournées, de soirées tardives, il s’installe dans le Poitou et donne une orientation différente à ses productions. Il part en Afrique avec de jeunes talents, en découvre de nouveaux comme Frédéric Sylvestre, Abdou M’Boup ou Paco Sery. En 1982, Henri Salvador lui confie la direction de son orchestre pour ses concerts à Pantin. En 1986, Il fonde le "Multicolor Feeling", une formation qui remporte un grand succès, puis rassemble une fanfare où se mêlent amateurs et professionnels. En 1994, il retrouve Michel Petrucciani pour plusieurs concerts et un disque. En 2006, malgré des problèmes graves de santé, il honore ses engagements et en 2010 il célèbre ses 50 ans de carrière à l’Olympia. Il enregistre l'album Taurorque et participe à la bande-son du film Le bruit des glaçons de Bertrand Blier. En juillet 2012, il joue avec le Richard Galliano quartett au festival Jazz à Vienne .

Récompenses :

  • 1964 Prix Django Reinhardt de l’Académie du Jazz

Discographie sélective:

  • Eddy Louiss Orgue , vol. 1 America, 1972. Réédition Accord, 1988. et vol. 2 (avec Jimmy Gourley, Kenny Clarke et Guy Pedersen) America, 1972; Réédition Eddy Louiss, Bohemia After Dark , Universal, 2000.
  • Trio HLP (Humair, Louiss, Ponty) : live au "Cameleon", Paris, 1968, 2 volumes Réédition, Humair/Louiss/Ponty , vol. 1 et 2, Dreyfus Jazz, 1991.
  • Eddy Louiss trio , (avec Kenny Clarke et René Thomas), Dreyfus Jazz, 1968
  • Conférence de presse (avec Michel Petrucciani, vol 1 et 2) Dreyfus Jazz, 1995.
  • Multicolor feeling fanfare , Nocturne, NTCD, 1991.
  • Louissiana , Initial, 1995.
  • Face to face (avec Richard Galliano) Dreyfus Jazz, 2001

Biographie de la Documentation de Radio France

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