Biographie

Né à Ploeuc-sur-Lié (Côtes-d’Armor) en novembre 1957, Eric Le Lann est initié à la trompette par son père, dentiste et trompettiste amateur. Après l’obtention du baccalauréat, il décide de s’installer à Paris où il devient musicien professionnel.

Fort de ses vingt ans, le jeune trompettiste possède déjà une forte personnalité musicale qui va l’amener à émerger rapidement sur le devant des scènes du jazz : il obtient en 1979 le premier Prix du concours national de Jazz de la Défense.

En 1980, la réputation de Le Lann grandit et il est engagé dans le quintette du pianiste René Urtreger aux côtés de Jean-François Jenny-Clark (contrebasse), Aldo Romano (batterie) et Jean-Louis Chautemps (saxophones). En 1980 toujours, Eric Le Lann effectue une soixantaine de dates avec le chanteur Henri Salvador, qu’il retrouvera vingt ans plus tard.

1981 est l’année où Eric Le Lann est invité par le pianiste Martial Solal à intégrer son big-band, en compagnie duquel il participe à de nombreux festivals européens.

En 1982, Eric Le Lann présente son projet personnel, un quartet. Il a convié trois musiciens exceptionnels : Olivier Hutman au piano, Césarius Alvim à la contrebasse et André Ceccarelli à la batterie. Il publie avec cet orchestre le disque Nightbird (1983), participe au festival des radios européennes à Stockholm et remporte le prix Django Reinhardt décerné par l’Académie du Jazz.

En 1985, il joue dans le film Autour de Minuit de Bertrand Tavernier, qui raconte l’histoire d’un jazzman américain à Paris. Il apparaît en compagnie du saxophoniste Dexter Gordon, du pianiste Herbie Hancock et du batteur Billy Higgins. Parallèlement, il compose la musique du film Elsa, Elsa de Didier Haudepin (avec François Cluzet et Lio).

En 1989, Eric Le Lann change d’orientation puisqu’il monte un groupe de jazz « fusion » avec Louis Winsberg à la guitare et Paco Sery à la batterie, deux membres du groupe Sixun. Il enregistre l’album New York en août 1989 en invitant le guitariste Mike Stern (ancien compagnon de route de Miles Davis), le contrebassiste Eddie Gomez et le percussionniste Mino Cinélu. De nombreux concerts suivent durant quatre années qui le mènent en France, en Asie, en Inde, au Népal, en Algérie et au Maroc. Après cet épisode « fusion », le trompettiste prend une nouvelle direction puisqu’il décide d’interpréter les chansons d’Edith Piaf et de Charles Trénet, sur des arrangements signés par le musicien Martial Solal. En 1991, il revient au jazz plus électrique en compagnie du saxophoniste Lionel Belmondo, du claviériste Jean-Michel Pilc, du bassiste Richard Bona et du batteur Jean-Paul Ceccarelli pour un album intitulé Cap Fréhel . Une tournée en Afrique suit l’enregistrement du disque : un film réalisé à cette occasion par Valérie Stroh (ancienne actrice passée derrière la caméra) révèle les blessures d’un musicien écorché vif.

En 1992, le documentariste Alain Gallet lui consacre également un film, Eric Le Lann, portrait , pour une chaîne de télévision publique. De 1992 à 1995, il se produit avec le groupe de Cap Fréhel mais aussi avec diverses autres formations en Afrique de l’Ouest, en Europe de l’Est, en Afrique Australe, en Israël, au Portugal ainsi que sur de nombreuses scènes françaises.

Eric Le Lann se produit sur scène depuis 2006 en compagnie de Nelson Veras, jeune prodige brésilien de la guitare, pour interpréter des bossas de Jobim mais aussi des oeuvres de Duke Ellington et ses propres compositions.

En 2007 et 2008, le quartet Le Lann – Top se produit sur de nombreuses scènes, épaulé par les samples et les séquences gérées par Fabien Colella, cinquième homme du groupe. On retrouve en compagnie des deux leaders les guitaristes Jim Grandcamp, Jean-Marie Ecay ou Nelson Veras, et les batteurs Damien Schmitt ou Thierry Arpino.

Source : www.beejazz.com

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