Biographie

Née en 1957 à Port-Gentil (Gabon), l’actrice Fanny Cottençon s’est tout d’abord frottée aux grands textes classiques (Ecole de la rue Blanche, Paris) avant de se glisser dans des rôles plus légers au cinéma sous la houlette de Claude Confortes (Le Roi des cons , 1981), Francis Perrin (Têtes à claques , 1982) ou encore Pierre Granier-Deferre (L’étoile du Nord , 1982) qui lui vaudra, l’année suivante, le César de la meilleure actrice dans un second rôle tandis que Simone Signoret qui l’encouragea, recevait elle aussi, un César. Pendant les années 80, l’actrice va nouer sa vie à celle du comédien, metteur en scène et réalisateur Roger Coggio : avec lui, elle va devenir productrice, et partagera ses passions. Ce dernier avait créé, sur le modèle des Amis du théâtre populaire, l'association des Amis du cinéma populaire qui lui permit de réaliser trois films pour le public défavorisé (Les Fourberies de Scapin, 1981, le Journal d'un fou, d'après Gogol, 1986, et le Mariage de Figaro, 1989. Cette expérience qui a marqué la comédienne « la faisant sortir de sa tour d’ivoire » (Télérama , 1996) s’achève vers 1990. Un enfant plus tard (Maxime né en 1990), l’actrice renoue avec le théâtre en 98 avec Les Variations Goldberg . Mais, c’est en 2000, que la rêveuse et tenace actrice frappe les esprits avec Les Monologues du vagin , une suite de témoignages de femmes recueillis par l’américaine Eve Ensler. Seule en scène, sur une balancelle, elle égrène les textes et rencontre un succès inattendu et ininterrompu durant cinq ans. Les années suivantes, elle sert le répertoire classique (La Cantatrice chauve (2006), rend hommage aux écrivaines dans Fragments d’elles (adaptation Anne Rotenberg, 2006) ou se prête au texte théâtral du cinéaste Ingmar Bergman dans « Après la répétition » (2007). Côté télé, les années fastes sont plutôt celles des années 90 tandis que le cinéma la rappelle dès 2000 avec par exemple « Mortel transfert » de Jean-Jacques Beineix ou « Mariage mixte » d’Alexandre Arcady pour ne citer qu’eux. La télévision lui offre assez régulièrement des rôles : « Salut la vie »(2000), « Poil de carotte » de Richard Bohringer (2002), « Nos vies rêvées » de Fabrice Cazeneuve, « Granny Boom » de Christiane Lehérissey (2005), « Mystère » sur TF1 en 2006, « Supergranny.com (2007 ou « Le Bal des secrets » sur France 3 en 2012. Mais l’actrice n’en tire pas gloire s’appuyant sur sa devise préférée : « la conscience de l’impermanence des choses est sans doute la clef de la sagesse » (L’Express, 2006) .

Activités récentes

Théâtre

  • La vérité de Florian Zeller (Théâtre Montparnasse, 2011)
  • Marie-Antoinette (lecture) d’Evelyne Lever (Théâtre Tête d’or, 2012)
  • La Vérité de F. Zeller en tournée 2013

Cinéma

  • Dialogue avec mon jardinier d’Ilan Flammer 2007
  • La Chambre des morts d’Alfred Lot, 2007
  • Tu peux garder un secret ? d’Alexandre Arcady, 2008
  • Les jours de la grenouille de Béatrice Pollet, 2011
  • Les Beaux jours de Marion Vernoux, 2013


Télévision

  • Le gendre idéal 2 d’Arnaud Sélignac, 2010
  • Elle s’appelait Simone Signoret, documentaire de Christian Lamet, 2010
  • Jusqu’au bout du monde de Gilles de Maistre, 2011
  • Les pieds dans le plat de Simon Astier, 2012
  • Le bal des secrets de Christophe Barbier, 2013

Audiolivre : l’arrache-cœur de Boris Vian (Audiolib, 2009)

Biographie de la Documentation de Radio France, août 2013

actualités sur Fanny Cottençon