Biographie

Né en 1953 à Luçon en Vendée, François Bon est un écrivain pragmatique. Sur son site, il propose trois notices autobiographiques mais, pour égarer les journalistes, il y glisse des erreurs régulièrement mises à jour ! Alors pour éviter le piège, restent les entretiens et autres rencontres. Il avoue ainsi avoir connu toujours deux univers, ceux de l’école et de l’atelier, (Lire, février 2000) évoquant son père garagiste, sa mère institutrice, et son premier métier de soudeur qui va lui permettre de voyager loin : Moscou, Prague, Inde…dans les années 70. Selon l’un de ses éditeurs, Verdier, il est spécialiste du soudage par faisceau d’électrons et a fait carrière dans l’industrie spatiale et nucléaire en France et à l’étranger. C’est en Inde, au contact avec la réalité ouvrière indienne, qu’il va commencer à écrire. A son retour en France, il va suivre deux années de philosophie et se lancer dans l’écriture : en 1982, les éditions de Minuit publient Sortie d’usine, un texte-témoignage de son premier travail de soudeur intérimaire. Dès lors, il se consacre à la littérature pleinement ancré dans son siècle : il anime ainsi des ateliers d’écriture auprès de public en difficulté sociale (Tous les mots sont adultes , Fayard, 2002), devient Chargé de cours en technique d’écriture à l’université de Bordeaux-1 en 1996 puis à l’université Rennes 2 en 2000. En collaboration avec différents théâtres, il créé des pièces, mais rédige aussi des essais, romans et biographies. En 2007, les éditions du Seuil l’accueillent à la tête d’une nouvelle collection Déplacements pour laquelle il va faire émerger des textes hors genre : une expérience qui prendra fin en 2009 avec un texte d’Antoine Emaz (Cambouis ). En 1997, pionnier en la matière, il ouvre un site internet consacré à la littérature www.remue.net devenu www.tierslivre.net avec une coopérative d’édition www.publie.net. Un site qui offre toujours « la même liberté, la création et la critique littéraire » (Humanité, 2011). De son expérience numérique, François Bon tire un livre (papier) mais aussi numérique intitulé Après le livre en 2011 s’attaquant au « fétichisme attaché au livre imprimé » (La Vie, 2011).

Prix

  • Lauréat en 1984-1985 de l’Académie de France à Rome (Villa Médicis).

  • En 1987-1988, lauréat du Deutscher Akademischer Austauschdienst (Berliner Künstlerprogramm). En 1991, lauréat de la Fondation Bosch (Stuttgart).

  • Prix Wepler, 2004 (Daewoo, Fayard)

  • Prix Louis Guilloux, 2002 (Mécanique)

  • Prix France Culture / revue Urbanisme « La ville à lire », 2000 (Paysage fer)

  • Prix Paul Vaillant-Couturier, 1992 (L’Enterrement)

  • Prix du livre en Poitou-Charentes, 1992 (L’Enterrement)

    Bibliographie sélective


Romans

  • Calvaire des chiens (Minuit, 2011)

  • Tumulte (Fayard, 2006)

  • Impatience (Minuit, 1998)

  • Parking (Minuit, 1996)

  • Prison (Verdier, 1998)

  • Le L’enterrement (Verdier, 1991)

  • Le Crime de Buzon (Minuit, 1986)

  • Décor ciment (Minuit, 1988)

  • Histoire : CM (Belin, 1987)

  • Sortie d’usine (Minuit, 1982)

Théâtre

  • Quoi faire de son chien mort ? (Les Solitaires intempestifs, 2004)

  • Quatre avec le mort (Verdier, 2002)

  • Bruit (Théâtre ouvert, 2000)

  • Qui se déchire (Théâtre ouvert, 1999)

Récits, biographies

  • L’incendie du Hilton (Albin Michel, 2009)

  • Rock’n roll : un portrait de Led Zeppelin (Albin Michel, 2008)

  • Bob Dylan : une biographie (Albin Michel, 2007)

  • Daewoo (Fayard, 2004)

  • Rolling Stones, une biographie (Fayard, 2002)

  • Mécanique (Verdier, 2001)

  • Paysage fer (Verdier, 2000)

  • La douceur dans l’abîme (Nuée bleue, 1999)

Essais

  • Autobiographie des objets (Seuil, 2012)

  • Après le livre (Seuil, 2011)

  • Fiction peau (Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, 2011)

  • Pour Koltès (Les Solitaires intempestifs, 2000)

  • Dehors la ville (Flohic, 1998)

  • Temps machine (Verdier, 1993)

  • La folie Rabelais : l’invention du Pantagruel (Minuit, 1990)

Biographie de la documentation de Radio France, le 18/09/2012