Biographie

Née Zeiza Gisèle Elise Taïeb le 27 juillet 1927 à la Goulette en Tunisie, Gisèle Halimi avocate, politique et militante des Droits de l’homme et droits des femmes a obtenu ses licences de Droit et de Philosophie à Paris. Elle débute sa carrière d’avocate en 1949 au Barreau de Tunis où elle défend notamment les syndicalistes et les indépendants tunisiens. A partir de 1956, elle rejoint le Barreau de Paris et y défend le mouvement algérien le Front de libération nationale (FLN). Elle devient entre autres l’avocate de personnalités telles que Simon de Beauvoir, Jean-Paul Sartre ou Françoise Sagan. En 1972, elle défend au procès de Bobigny une mineure qui s’était faite avorter après un viol, un procès dont le retentissement a pesé sur les débats qui ont abouti au vote en 1974 de la loi Veil sur l’interruption volontaire de grossesse, promulguée en janvier1975. Fortement engagée, Gisèle Halimi milite pour l’indépendance de la Tunisie et aussi de l’Algérie. Dans le même esprit, elle préside en 1967 la commission d’enquête du tribunal Russel sur les crimes de guerre américains au Vietnam. Militante et féministe, Gisèle Halimi est signataire en 1971 du Manifeste des 343, 343 femmes qui déclarent avoir avorté et réclament le libre accès aux moyens anticonceptionnels et à l’avortement libre. La même année, elle fonde aux côtés de Simone de Beauvoir le mouvement féministe « Choisir : La cause des femmes », et milite en faveur de la dépénalisation de l’avortement. De 1981 à 1984 Gisèle Halimi est élue à l’Assemblée nationale où elle siège au sein du groupe socialiste. Son expérience politique lui permet de porter ses revendications jusqu’à dans l’hémicycle. En 1982, elle introduit un amendement qui institutionnalise la parité en politique, cet amendement est voté à une très large majorité, mais il est rejeté par le Conseil constitutionnel. Nommée par François Mitterrand, elle est ambassadrice de la France auprès de l’UNESCO d’avril 1985 à septembre 1986. En 1989, elle est nommé Conseiller spécial de la délégation française à l’Assemblée générale de l’ONU. Déçue par le chef de l’Etat, elle rejoint en 1994 Jean Pierre Chevènement à l’occasion des élections européennes et se présente en seconde position sur la liste du Mouvement des Citoyens (MDC). Elle est également l’une des fondatrices en 1998 de l’association altermondialiste ATTAC. En 1997 Gisèle Halimi est nommée Chevalier de la Légion d’Honneur puis officier de la Légion d’Honneur en 2006, elle est promue Commandant de l’ordre national du Mérite en 2009.

Selection biblioghraphique

  • Djamila Boupacha, coauteur Simone de Beauvoir (Edition Gallimard 1962)
  • Le Lait de l’oranger (Edition Gallimard 1988)
  • La nouvelle cause des femmes (Edition le Seuil 1997)
  • Fritna (Edition 1999)
  • La Kahina (Edition Broché 2006)
  • Histoire d’une passion (Edition Plon 2011)

Photo © CC Marie-Lan Nguyen

Biographie de la Documentation de Radio France, le 16/05/2012

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