Biographie

Née en 1971, la romancière Gwenaëlle Aubry est avant tout philosophe, spécialiste de l’Antiquité. Ancienne élève de l'ENS et du Trinity College de Cambridge, agrégée et docteur en philosophie, pensionnaire de la Villa Médicis en 2005, chargée de recherche au CNRS, elle « déteste les romans philosophiques » mais préfère guetter « ce qui sourd derrière les visages familiers, les jardins glorieux, les chairs apprêtées, ce qui menace de l’autre côté des miroirs ». (Matricule des anges, 2011 ). Elle a ainsi tracé un portrait-abécédaire de son père maniaco-dépressif (Personne au Mercure de France ) qui a reçu le prix Femina 2009. Elle s’est intéressée à l’itinéraire et à la personnalité de Florence Rey, une étudiante condamnée à vingt ans de prison « construisant une figure du refus, de la révolte » de l’adolescence tout simplement. Elle change de forme avec « Notre vie s’use en transfigurations » en 2007 s’attaquant à la dictature du Beau. En 2011, elle revient au roman donnant la parole à deux adolescentes que tout oppose. (Partages , Mercure de France ) apportant la preuve encore une fois que ses textes « ne font rien d’autre qu’explorer ce qui se passe dans la rencontre d’une idée et d’un corps : les effets de vérité, de délire, de fanatisme ou de hantise » (Matricule des anges,2011 ).

Bibliographie sélective

  • Partages (mercure de France, 2012)

  • L’isolée (Mercure de France, 2010)

  • Personne (Mercure de France, 2009)

  • Le (dé)goût de la laideur (Mercure de France, 2007)

  • Dieu sans la puissance (J.Vrin, 2007)

  • Notre vie s’use en transfigurations (Actes sud, 2007)

Biographie de la Documentation de Radio France, le 25/09/2012


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