Biographie

1859 - 1914

Orateur et parlementaire socialiste, Jean Jaurès s'est notamment illustré par son pacifisme et son opposition au déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Issu d'une famille de la petite bourgeoisie et brillant élève, il parviendra à l’École Normale Supérieure et à l'agrégation de philosophie, avant de commencer une carrière politique comme député républicain.

En 1885, il devient le plus jeune député de France. Il prend le parti des ouvriers et propose un projet de retraites ouvrières en guise de « premier pas sur la voie de ce socialisme vers quoi tout nous achemine ». Il se distingue par son soutien pour le peuple, notamment durant la grande grève des mineurs de Carmaux. Il dénonce avec véhémence la collusion des intérêts économiques avec la politique et la presse.

Durant l'affaire Dreyfus, il prend la défense du capitaine et pointe l'antisémitisme dont celui-ci est victime. Le 18 avril 1904, il sort le premier numéro du quotidien L'Humanité, dont il est le fondateur et le directeur.

En 1905, il est un des rédacteurs de la loi de séparation des Églises et de l'État.

En 1905 aussi, il participe à la création de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO), dont il est l'acteur principal, unifiant ainsi le mouvement socialiste français. Ses positions réformistes lui valent toutefois l'opposition d'une partie de la gauche révolutionnaire.

Il consacre les dernières années de sa vie à empêcher, en vain, le déclenchement de la Première Guerre mondiale. Il se lie aux autres partis de l'Internationale ouvrière, faisant planer la menace de grève générale au niveau européen. Ces positions pacifistes lui valent d'être assassiné par le nationaliste Raoul Villain à la veille du conflit, le 31 juillet 1914. Cet événement entraîne paradoxalement le ralliement de la gauche à l'« Union sacrée ».

En 1924, sa dépouille a été transférée au Panthéon.

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