Biographie

Né le 26 août 1942 à Juvisy-sur-Orge, Jean-Pierre Vincent se forme à la mise en scène à Paris, au sein du groupe théâtral du lycée Louis-le-Grand, où il rencontre Patrice Chéreau en 1958. Il suit Chéreau à Gennevilliers puis au Théâtre de Sartrouville. À partir de 1968, il travaille en tandem avec le dramaturge Jean Jourdheuil. Avec un groupe d’acteurs (Philippe Clévenot, Maurice Bénichou, Gérard Desarthe, Hélène Vincent…), ils fondent en 1972 la Compagnie Vincent-Jourdheuil, Théâtre de l'Espérance. Ils mettent en scène les auteurs allemands tels que Brecht ou Büchner. La collaboration avec Jean Jourdheuil prend fin en 1975, avec la dissolution de la compagnie. Jean-Pierre Vincent prend alors la tête du Théâtre National de Strasbourg. Il donne une place importante à l'école, pleinement intégrée à la vie du théâtre. Il s’oriente vers la création expérimentale, questionnant l'histoire française avec des spectacles comme Germinal , Vichy Fictions et Le Palais de Justice . De 1983 à 1986, il est administrateur de la Comédie-Française. On lui doit notamment l'entrée au répertoire du Balcon de Jean Genet, la venue de Klaus-Michael Grüber et de Luca Ronconi et l’arrivée de nouveaux pensionnaires (Dominique Valadié, Muriel Mayette, Jean-Yves Dubois...). De 1986 à 1990, il se consacre entièrement à la mise en scène et à l’enseignement au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique. En 1990, il est appelé à la direction du Théâtre des Amandiers à Nanterre, où il fait alterner auteurs contemporains (Fatima Gallaire, Valère Novarina, son complice Bernard Chartreux…) et classiques. En 2001, il quitte les Amandiers, crée la Compagnie Studio Libre et, jusqu’en 2007, s’investit parallèlement dans son activité de pédagogue auprès des élèves de l’Ecole Régionale d’Acteurs de Cannes (ERAC).

Il est membre des conseils d’administration du Festival d’Avignon, dont il a ouvert en 1971 le premier cycle des « mises en espace » de Théâtre Ouvert, du Théâtre de l’Odéon et du Jeune Théâtre National.

Jean-Pierre Vincent a reçu de nombreux prix : Prix de la critique dramatique (1971, 1976, 1979, 1982 et 1988), Grand prix du meilleur spectacle théâtral du Syndicat de la critique en 1987, Molière de la meilleure mise en scène 1987 pour Le Mariage de Figaro , prix Dominique 1991 pour Les Fourberies de Scapin etL'Autre Tartuffe ou la Mère coupable et prix Plaisir du Théâtre 2011 décerné par la SACD.

Dernières mises en scène

  • Iphis et Iante (2013)
  • Dom Juan ou le Festin de Pierre (2012)
  • Cancrelat (2012)
  • Les Acteurs de bonne foi (2010)
  • Paroles d'acteurs / Meeting Massera (2009)
  • Ubu Roi (2009)
  • Le Silence des Communistes (2008, recréation)
  • L'École des Femmes (2008)
  • Une Orestie (2007)
  • L’Éclipse du 11 août (2006)

Photo®Radio France/C.Abramowitz

Biographie de la documentation de Radio France (avril 2013)

actualités sur Jean-Pierre Vincent