Biographie

« Je m’appelle Joël Dicker. J’ai 27 ans, et je suis Suisse. Je suis juriste de formation. J’ai le plaisir de sortir mon second roman intitulé La Vérité sur l’affaire Harry Quebert aux éditions de Fallois »

Fils d’un professeur de français et d’une libraire, Joël Dicker a travaillé deux ans sur ce roman. Pour gagner sa vie, il était attaché parlementaire à l’Assemblée constituante genevoise. A l’époque, en 2010, il venait tout juste de terminer ses études de droit. « Je voyais mes amis entamer des stages d’avocat et gagner déjà bien leur vie. Il a fallu que je choisisse. Pouvoir m’amuser moi aussi ou écrire le livre que je voulais écrire? J’ai choisi de préparer les sandwichs pour les parlementaires.»

Mais ce choix vient de plus loin : de sa lecture, vers neuf-dix ans, du Dernier Loup d’Irlande d’Elona Malterre ; du jour où son grand-père, peu avant sa mort, lui a donné son livre de chevet, La Gloire du polonais Janusz Korczak.

Lecteur passionné, Joël Dicker écrit des histoires, fonde une revue, La Gazette des animaux , qu’il réalisera et vendra seul de 11 à 17 ans et qui lui vaudra de recevoir le Prix Cunéo pour la protection de la nature et d’être désigné « plus jeune rédacteur en chef de Suisse » par La Tribune de Genève . Sa première nouvelle, Le Tigre , reçoit le Prix international des jeunes auteurs en 2005. « C’était phénoménal pour moi. Je me retrouvais du côté de ceux qui racontent des histoires.»

Alors, il continue… et écrit un roman Les Derniers Jours de nos pères , qui sera publié conjointement par Vladimir Dimitrijevic de L’Age d’Homme et Bernard de Fallois. Joël Dicker y raconte l’histoire méconnue des S.O.E., branche noire des services secrets britanniques et reçoit pour ce livre le Prix des écrivains genevois. Son second roman, La Vérité sur l'affaire Harry Quebert , vient de paraître. La petite histoire dit que Bernard de Fallois a lu d’une traite ce manuscrit (pourtant de 670 pages !) et qu’il en a annulé ses vacances pour le publier… Bien lui a pris, car l’ouvrage est aujourd’hui sélectionné pour le Prix Goncourt , pour l’Interallié et pour le grand prix de l’Académie française … !

Une success story à l’américaine… pour un livre, résolument américain, et un auteur, résolument suisse !!! Mais qui a passé tous les étés de son enfance aux Etats-Unis, avant de sillonner le Québec et le Maine en vélo. Le grand-père Dicker, avocat socialiste russe, a émigré à Genève au début du XXe siècle. Une autre branche de la famille a choisi Washington, et Stunington, en été, dans le Maine.

Les voyages, donc, comme source d’inspiration, mais aussi la musique (Joël Dicker a passé l’été avec Use somebody de Kings of Leon), les images, photos, coupures de journaux, reproductions de tableaux qui meublent son bureau genevois.

« Si les écrivains sont des êtres si fragiles, c’est parce qu’ils peuvent connaître deux sortes de peine sentimentales, soit deux fois plus que les êtres humains normaux : les chagrins d’amour et les chagrins de livre »

Puissent ces derniers durer toute la vie…

Bibliographie

La Vérité sur l'affaire Harry Quebert , éd.de Fallois / L'Âge d'Homme, 2012

Les Derniers Jours de nos pères, éd. de Fallois / L'Âge d'Homme, 2012

Le Tigre , nouvelle, éd. Hèbe, 2010

le site de Joël Dicker

Photo © Joel Dicker

actualités sur Joël Dicker