Biographie

Le réalisateur Lech Kowalski est une figure culte du cinéma underground. Connu pour ses documentaires polémiques, il a été qualifié par un journaliste, de « guerrier combattant avec sa caméra pour redéfinir l’art du documentaire».

Né à Londres de parents polonais ayant fui les goulags de Sibérie, Lech Kowalski a grandi aux États-Unis sur un mode nomade. Il a commencé sa carrière dans les années 1970 à New York. Son film culte D.O.A. (1980) qui suit la tournée aux États-Unis du légendaire groupe punk The Sex Pistols, a remporté le premier prix du festival de musique de Paris en 1982. Lech Kowalski s’est fait connaître au fil des ans pour ses documentaires controversés, toujours récompensés et très appréciés des festivals du monde entier. Après D.O.A. , il réalise un des tout premiers docu-fictions, sur les junkies du Lower East Side : Gringo : Story of a junk y (festival de Berlin), puis il s’intéresse aux sans-abri du parc de Tompkins de Manhattan pour Rock Soup , (primé à Sundance et San Francisco) et aux musiciens des années 1970 ( Johnny Thunders dans Born to lose (the last rock and roll movie) et Dee Dee Ramone dans Hey is Dee Dee Home )De retour vers ses racines polonaises, il conçoit une trilogie intitulée The Fabulous Art of Surviving en association avec la Lucarne d’Arte : The Boot factory en 2000 (meilleur documentaire de création l’année de la SCAM), On Hitler's Highway en 2002 (prix spécial du jury à IDFA) et East of Paradise en 2005, primé entre autres à la Mostra de Venise. En 2007 Winners and loosers projeté devant 6000 personnes sur la Piazza Grande, clôture le Festival international de Locarno. Après 2008, Kowalski expérimente de nouvelles techniques de « guérilla » visuelle en usant de l’esthétique et du dispositif de l’Internet pour atteindre un public mondial : www.camerawar.tv. La chercheuse Nicole Brenez classera CameraWar dans sa liste des 10 films les plus marquant du 21e siècle. En 2012, Kowalski capture la réouverture du Palais de Tokyo à Paris (le plus grand musée européen). En 2013 La Malédiction du gaz de schiste fait une des meilleures d’audience d’Arte en prime time. Pour Holy Field, Holy War , le cinéaste est revenu en Pologne, sa terre d’origine qu’il n’avait plus filmée depuis le sublime portrait de sa mère,A l'Est du paradis __ (2005)