Biographie

LUCIUS « Wildewoman » Sortie le 31 mars 2014**** (Play It Again Sam/ [PIAS])

EN CONCERT LE 4 AVRIL / [PIAS] NITES (Paris – Fleche d’Or)

Les membres de Lucius savaient depuis le début qu’ils tenaient quelque chose de spécial. Formé autour des voix puissantes et de l’irrésistible talent d’écriture de chansons de Jess Wolfe et de Holly Laessig, le groupe de Brooklyn est passé d’un duo prometteur à un quintette dynamique et sort son premier LP, WILDEWOMAN , le 31 mars sur Play It Again Sam.

Recommandé par Rolling Stone comme un « Groupe à Surveiller », encensé par The New York Times pour ses « berceuses affriolantes, lumineuses, mélodieuses », loué par NPR (National Public Radio, principale radio non commerciale des États-Unis ) pour « son charisme et son charme », Lucius mêle les voix de Wolfe et de Laessig, qui jouent également du synthé et des claviers, aux guitares et à la batterie de Dan Molad, Peter Lalish et Andrew Burri. Ensemble, ils font une musique qui évoque la pop classique des girl-groups et le rock’n’roll emblématique, le tout avec une tournure moderne qui n’appartient qu’à Lucius. Mais rien de tout cela n’est arrivé du jour au lendemain.

« On chante ensemble depuis près de neuf ans, et ce sera notre premier disque en tant que groupe », dit Wolfe. « On n’a jamais rien voulu précipiter. On n’a jamais cherché à obtenir un contrat de disque avant de sentir qu’on en avait besoin, et on n’a jamais voulu partir en tournée avant se savoir qu’on pourrait assurer sur la route. Pour nous, il était important de perfectionner notre art. »

Wolfe et Laessig se sont rencontrées à l’université à Boston, rapprochées par leur amour de la soul classique, de David Bowie et des Beatles. Elles chantent comme si chacune possédait une moitié de la même voix, avec des parties à l’unisson retentissantes et fascinantes sur des chansons comme « Hey Doreen », et des harmonies qui semblent instinctives quand leurs voix divergent puis se mêlent, comme sur le morceau titre incroyablement accrocheur.

« On a commencé à chanter à l’unisson parce que, sur les disques, on était toujours attirées par les voix doublées », dit Wolfe. « On s’est dit que ça ne pourrait pas nous faire de mal d’essayer en concert et là, ça a été comme si nos voix étaient faites l’une pour l’autre – une affinité vocale automatique, immédiate. En vérité, nombre de nos décisions intentionnelles qui touchent au son, aux arrangements et même à la constitution du groupe ont été des accidents heureux. »

Après avoir décidé d’unir leurs talent vocaux et musicaux, les deux chanteuses ont commencé à écrire des chansons ensemble, explorant le sentiment d’altérité qu’elles ont toutes deux ressenti en grandissant, avec des arrangements musicaux saisissants, qui allient de brillantes guitares acoustiques, des parties vocales véhiculant un immense chagrin, des couches superposées de rythmes irrésistibles et des mélodies éclatantes.

« Jess et moi, on a partagé des expériences étrangement parallèles », dit Laessig. « On a toutes les deux été harcelées pendant notre adolescence, ce qui a allumé un feu en chacune de nous. On a toutes les deux fait l’expérience de relations amoureuses à des époques similaires, alors, quand on écrit des chansons ensemble, on a une empathie naturelle. Les thèmes qui courent à travers ce disque reflètent les luttes et les prises de consciences nécessaires pour devenir adulte, et le fait de se sentir parfois un peu exclu, mais de l’assumer. Je pense que c’est quelque chose dont les gens peuvent se sentir proches. »

En 2007, Wolfe et Laessig ont déménagé à Ditmas Park, à Brooklyn, et se sont installées à la Bromley House, qui, sans qu’elles le sachent à l’époque, avait été pendant plus de 60 ans une école de musique et un studio d’enregistrement. Wolfe et Laessig ont instauré une politique de porte ouverte pour la forte communauté locale de musiciens. Le premier à les rejoindre a été Molad, un batteur, producteur et ingénieur du son que Lucius est allé chercher pour quelques-unes de ses premières séances d’enregistrement (il a également coproduit WILDEWOMAN ). Il leur a présenté Lalish, son ancien compère du trio d’indie-pop Elizabeth and the Catapult. Par la suite, Molad a rencontré Burri en travaillant sur un autre projet d’enregistrement musical, complétant ainsi la famille Lucius.

Au même moment, Lucius développait un aspect visuel scénique marquant — ils appellent ça « habiller le son ». S’inspirant de puissants artistes visuels, et citant Bjork, Bowie, Warhol et Prince comme des icônes du style, les femmes sont parées de la tête aux pieds d’une collection apparemment infinie d’ensembles identiques, et les hommes habillés chic de vêtements taillés sur mesure.

Après des passages acclamés à South by Southwest et à Bonnaroo en 2013, Lucius va être sur la route pendant tout le printemps 2014, ce qui annonce une année bien remplie pour ce jeune groupe. Avec la sortie de WILDEWOMAN , l’ascension constante de Lucius ne montre aucun signe d’essoufflement.

source : (Play It Again Sam/ [PIAS])

Photo © Peter Larson

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