Biographie

On a joué partout, dans toutes les conditions, pour toutes les occasions mais à la tête du client quand même, faut avoir des principes.Rapidement on est passé des concerts dans les M.J.C. aux plein air.On s’est retrouvé en 1991 représentants du Nord pas de Calais au Printemps de Bourges. L’antenne régionale avait toutefois vivementconseillé à notre bassiste de retirer son bas. L’époque n’était plus au Glam Rock. Une cassette envoyée dans quelques bars bretons nousa fait visiter cette région de long en large. Certains tauliers proposaient même de casser un mur de leur bar trop petit, pour nous accueillirle soir.On partait en tournée avec nos tentes canadiennes, qu’on avait souvent des difficultés à monter en pleine nuit. Heureusement, on savaitséduire, donc de gentilles âmes soeurs nous ont souvent offert le gite.En 1995, on avait visité une bonne partie des villes Françaises. Y’avait même pas l’idée de faire un disque, ce sont les premiers fans quinous ont poussés. Ils voulaient pouvoir déconner sur nos chansons à leur maison. On a lancé une souscription, 300 personnes ont filé100 Francs (s’ils avaient été dix mille, on se s’rait p’être barrés avec le blé). Y’avait eu bien sûr une toute première K7 et peu après un CD5 titres qu’on filait aux organisateurs et qu’on vendait un peu à la sortie des concerts.Le premier album est sorti en 1996 sous le gentil titre de « Sale Bâtard ». Cela nous faisait marrer d’imaginer les gamins demander :« Est-ce que vous avez l’album des Marcel, Sale Bâtard ? ».Des chansons telles que « BRRR », « la 7ème compagnie », « Pantoufles... » deviennent des incontournables dans toutes les bonnes soiréesdélirantes.Héritiers de l’esprit des groupes punks alternatifs, on envoyait des cartons de disques dans plein de bars où on avait joué, et quand c’étaitvendu, ils envoyaient l’oseille. Sans aucune embrouille.Puis tout s’est accéléré, un distributeur de métal indépendant, Tripsichord, nous a proposé une collaboration et les ventes ont explosé.Rapidement on a ficelé le deuxième album « Crâne pas t’es chauve » en 1998 et les premières grosses tournées avec tour bus, festivals...se sont enchainées.Les titres « Comme un balai », « Si ça rapporte », « Body building », « Les vaches » s’ajoutent aux classiques et « La fée dépovga » devientprétexte à une chorégraphie hallucinante lors des concerts.Souvent on affichait complet, la classe. Sans tapage médiatique, le groupe mettait le feu partout, pendant 5 ans on a pas vraiment poséles sacs.Suivent les albums « Si t’en reveux y’en re n’a », en 2001 où en avouant notre penchant pour les « Femmes Mûres », on se retrouve avecune scène chaque fois envahie par de jolies nanas désireuses d’afficher leur mine émancipée.En 2003, arrive « Un pour tous chacun ma gueule » avec les rotations du clip « Fil à retordre », et le titre « Soleil dans les bouchons » surles ondes.Lorsqu’en 2003 les victoires de la musique ont créé la catégorie révélation scène, on s’est vu nominés.Arrive alors le DVD « Bornes to be en live » en 2005, qui témoigne de l’hystérie des concerts.Vient ensuite l’album « E=CM2 » où la collaboration avec Greenpeace sur le titre « CO2 », nous amène à Biscarosse, pour dénoncer laviolation du traité de non-prolifération de l’arme atomique dans une ville encerclée par les hélicos. Cet album nous a aussi permis derencontrer la vraie, l’horrible Nelly Oleson, curieuse de voir qui était ces frenchies qui avaient écrit « La Famille Ingall’s », et le titre« Bonne Fête Maman » anime depuis, bon nombre de fêtes des mères.En 2009 sort « Bon Chic Bon Genre » où les chansons rebelles ou encore légères et déconnantes s’effacent un peu, pour laisser davantagede place à la tendresse « Tuma » , « Elle veut plus m’donner la main »...Le clip « Nous n’avons plus les moyens » ré-enfonce néanmoins le clou, en montrant que l’actualité croquée à la sauce Marcel reste trèsépicée.Tous les événements, toutes les chansons étaient prétexte à une gentille sottise. Depuis les Francofolies où, pour la première fois, notrebateau pneumatique a bravé la foule bien agitée, en passant par les Vieilles Charrues affublés de jolies moustaches, où encore auxSolidays avec un faux bronzage qui a dégouliné tout le concert...Et nous voilà vingt ans après, la tête pleine de milliers d’anecdotes, de grandes joies, de drames parfois....Voilà 20 ans, peut-être même plus, qu’à contre vents, en se marrant, sans se soucier des modes, de la branchitude, des codes et desfaçons que Marcel trimbale son mauvais esprit, ses riffs et ses refrains convulsifs sur toutes les scènes, de la plus modeste à la plus prestigieuse.

Source : site officiel de Marcel et son Orchestre