Biographie

Mathieu Simonet étudie le droit à la Sorbonne et devient avocat en 1997. En tant qu'écrivain, il part de ses expériences intimes pour penser des projets artistiques dont la réalisation requiert la participation d’autres personnes. Ses textes prennent ainsi la forme d’autobiographies collectives.

De 2006 à 2009, il anime chaque semaine, avec la complicité de Benoît Brayer , l’émission radiophonique Le Sixième Sens sur VIVRE FM, dans laquelle il invite des artistes auxquels il demande, notamment, d’apporter une photographie de leur choix à partir de laquelle un comédien fait une improvisation.

Entre le 20 octobre 2004 et le 17 mars 2006, il collabore, avec le photographe Cyrille Benhamou, au projet intitulé Le Métrographe . Ligne par ligne et côte à côte, ils voyagent dans le métro et saisissent, l’un par la photographie et l’autre par l’écriture, des instants de cette promenade sans fin.

En 2010, il publie Les Carnets Blancs aux éditions du Seuil, récit de la dispersion de 100 carnets intimes, rédigés entre 1984 et 2004 et confiés au hasard de ses rencontres, avec pour instruction de les transformer et/ou de les faire disparaître. Les carnets seront abandonnés (dans un confessionnal, un train de nuit, entre deux pulls chez H&M etc.), offerts (à un footballeur, à une créatrice culinaire etc.), cachés (au Palais de Tokyo, dans le Palais de l’Elysée etc.), jetés (à la mer, dans une bouteille, dans une poubelle installée devant l’exposition Trash etc.), mangés, vendus pour acheter des carnets à des enfants, échangés (contre une théière etc.), convertis et métamorphosés (en sculpture, robe, bateau, odeur, gâteau, musique etc.). Le carnet N.89 est offert au parfumeur Laurent-David Garnier qui le transforme et en crée un parfum (Carnet N.89).

Il participe à la Revue littéraire (éditions Léo Scheer) du mois de décembre 2011, dédiée à Hervé Guibert et pour laquelle il rédige un article intitulé Fou de Vincent : 1990 – 2011. Il y raconte sa découverte d’Hervé Guibert par ce texte, Fou de Vincent , qui lui est offert lorsqu’il a 18 ans, dans l’émerveillement d’une rencontre amoureuse dont la confidence est entrecoupée de citations prises, aléatoirement, dans les différents romans de l’écrivain disparu.

Pendant l’année scolaire 2011/2012, il propose chaque semaine, à l’initiative d’une professeure de français, des idées de texte à des élèves de troisième du Collège Jean-Jacques Rousseau du Pré-Saint-Gervais (93). Le « jeu/je d’écriture» n’est pas réservé aux élèves puisque des invités-surprise sont sollicités.

En 2012, le Magazine Littéraire propose à Mathieu Simonet d’écrire un texte sur une exposition de son choix. Il envoie alors des emails à une centaine de personnes, les invitant à rencontrer un(e) inconnu(e) à l’exposition Intense proximité du palais de Tokyo le 21 avril 2012. Les couples, constitués de façon aléatoire, ont pour instruction de parcourir l’exposition main dans la main puis de faire le récit de leurs impressions. Vingt duos et un trio participent à la performance.

En 2012, il publie La Maternité aux éditions du Seuil et Les Corps fermés aux éditions Emoticourt. Dans La Maternité , l’auteur raconte les 15 derniers jours de sa mère, atteinte du cancer, dans une ancienne maternité transformée en centre de soins palliatifs. Ce récit, intime, est ponctué par les apparitions d’artistes interrogés sur leur rapport à la mort et sur celles de professionnels de la santé, de l’accompagnement des personnes en fin de vie et de la mort, qui peuplent les couloirs de l’ancienne maternité et entourent cette mère, dure et drôle, bateleuse, qui regimbe et bataille, jusqu’au bout.

Il remporte le Prix de l’Île aux Livres 2012 pour La Maternité .

Bibliographie :

2010 : Les Carnets blancs (éditions du Seuil).

2012 : Les Corps fermés (éditions Emoticourt).

2012 : La Maternité (éditions du Seuil).

actualités sur Mathieu Simonet (écrivain)