Biographie

Depuis l’âge de neuf ans, Mémo fait de la batterie. Mais c’est un instrument exigeant et il entre à école Dante Agostini, y étudie puis il y enseignera ensuite. Mémo cherche un son. Il multiplie les stages avec François Causse (qui a travaillé entre autres pour Charlélie Couture et Alain Bashung), et André Charlier (Didier Lockwood) pour l’improvisation. « Depuis toi », le 1er album de Mémo révèle les qualités d’auteur, compositeur de Freddy Holleville. Il rappelle Boris Vian par sa poésie réaliste, sa gouaille espiègle, ses images un brin décalées, burlesques, toujours juste. Mémo est l’enfant qui récidive dans le monde des adultes. La force de Mémo c’est cet œil intact qu’il balade autour de lui pour saisir le trait parfois ridicule des situations dans lesquelles nous sommes. Mémo ne gesticule pas dans tous les sens, il ne dénonce pas à tout va, il pointe surtout la bêtise et la difficulté à « vivre des choses simples ». Il ne dissèque pas la machine, il en a depuis longtemps compris les rouages. Pourtant il s’étonne encore. Il conte ces situations choquantes, absurdes. Il se glisse dans la peau de ceux qui finalement abandonnent et se perdent. Et sans jamais juger, s’interroge sur ces huiles vendues pour faire passer les difficultés d’une implacable machine à vivre, à aimer. Et puis reste la musique, pour partager, pour en rire. Mémo offre une pause aux cerveaux chamboulés et réserve ses salves aux endormies. Son deuxième album « A La Lueurs de nos ombres » est sorti en 2013 et promet un son plus électrique entre guitare, accordéon et contrebasse. Et surtout, il promet une nouvelle fois de disséquer nos vies pour en retenir l’essentiel : le sensible.