Biographie

Ex membre du groupe de reggae Baobab, Manu le chanteur est devenu Merlot :un pointeur du doigt qui fait le pitre pour dénoncer. Artiste à la plume noire et drôle, frère éloigné d'un Didier Super qui saurait chanter, Merlot oscille entre NTM et Boby Lapointe. Armé de saguitare, Merlot fait du punk dans l'esprit mais du reggae ou de la chanson acoustique pour les mélodies. Avec trois fois rien, des bouts de ficelles, des p'tites cuillères et une guitare a trois cordes. Ce n'est pas de la nouvelle chanson française, ni du rap old school, ni du R'n'B... c'est de la poésie de comptoir, de la prose de trottoir, des rimes de banlieusard... à voir. Dandy déglingué, lover déprimé, chansons à fumer, Merlot sort un premier album en juillet 2008 intitulé Chansons d'amour et de haine . Des chansons qui visent juste, du social au sentimental, avec humour. Merlot invente la tendresse acide, quelque part entre un reggae cynique et optimiste. S'en suit une jolie tournée hexagonale où Merlot écume salles et petits festivals. L'ex chanteur de Baobad revient en octobre 2012 avec un deuxième album intitulé Business Classe , décomplexé, drôle et incisif.

Merlot avait disparu. Mais comme le temps du muguet, comme Terminator et comme Le Prophète… il est revenu !

Apres avoir parcouru la France avec ses « chansons d’amour ….et de haine », Merlot nous revient chargé a bloc dans un registre tout différent. En effet, les chansons populaires sympathiques sur la vie de ce doux banlieusard loser, la plume concernée et ironique de ce crooner déglingué, les propos a caractère social sinon engagé, c’est fini !

La lose c’est terminé pour Merlot !! Suite a de grosses rentrées d’argent consécutives au succès de son premier album, Merlot a retourné une fois de plus sa veste et changé de vie pour « passer directement de la France d’en bas a celle d’en haut ». Ce nouveau virage, Merlot l’assume et nous conte, avec légèreté ses aventures, réflexions et coups de cœur de 2 années bénies où il a côtoyé les grands de ce monde et les VIP du gotha parisien. A travers des projets aussi divers et enrichissants que la réalisation d’un album pour enfants « Au fond de la classe », la composition pour des courts ou longs métrages d’animation, le travail d’auteur et de comédien dans l’équipe de Jamel Debbouze, un générique pour la série-télé « Les Bougons », des collaborations prestigieuses avec l’orchestre « le sacre du tympan » de Fred Palem, des apparitions exceptionnelles sur des albums tels qu’une compil d’hommage a Boris Vian… Grâce à ces rencontres passionnantes, Merlot élargit son panel artistique et s’ouvre à des styles comme le swing, les musiques symphoniques, le jazz vocal, Gershwin, mais aussi Tom Waits… Il découvre « la musique des blancs » et s’éloigne quelque peu des musiques urbaines et populaires tout en redécouvrant le patrimoine infini de la chanson française.

Fini la banlieue, fini les « wesh wesh », fini les « yeah man », fini les petits business et les grosses embrouilles, Merlot se prépare à enfin accéder a l’élite artistique du siècle naissant ! En ce début de millénaire chaotique et globalisé, Merlot a fait son choix : il sera le chevalier servant défenseur d’une chanson française en péril, menacée d’être remisée au rang du grec ancien, du latin ou des derniers indiens guarani. Accompagné cette fois par la crème des musiciens d’outre périphérique, il s’essaye donc dans un « Hello » tubesque à la chanson en anglais afin d’ouvrir son « Business » au marché anglo-saxon, il sample un big band sportif pour nous entraîner dans une ballade à « Vélo » sans freins dans la capitale, il se pose à la terrasse d’un café pour « fumer » et voir passer « Les Parisiennes », se prend un rateau dans « j’aime bien », ritournelle dutronesque version 2012 aussi imparable qu’un baiser français! On retrouve le Merlot qu’on connait dans un « nickel et cuivre » enivrant accompagné d’une fanfarre jamaicaine ou lorsque il avoue être un peu « Paumé » lui qui n’est qu’un homme du 20eme siècle, un vrai !... Porté par un optimisme indéfectible Merlot nous « Souris », après tout, « Neuilly » c’est fini !

Avec une élégance nouvelle Merlot-le-touche-à-tout parvient à mêler sophistication et simplicité, raffinement et crudité, populaire et branché, grec frites et champagne et touche là à ce qu’on pourrait appeler la grande class. Le Merlot nouveau est arrivé Et qu’on se le dise, dorénavant Merlot vole en « Business Classe »

source : Play on