Biographie

Michel Godet (né le 9 avril 1948) est un économiste et professeur au Conservatoire national des arts et métiers, titulaire de la chaire de prospective stratégique et auteur d'ouvrages économiques sur le travail ou l'évolution démographique.

Biographie

Il obtient un doctorat en statistique à l'Université Paris Sorbonne-Paris IV en 1974, puis un doctorat en sciences économiques à l'Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne en 1976 (Sujet de thèse : « Crise de la prévision, essor de la prospective »). Il est membre du Conseil d’analyse économique rattaché au Premier Ministre[1], membre de la Commission économique de la Nation et membre de l'Académie des technologies. Il est aussi membre du Comité directeur de l'Institut Montaigne[2]. Enfin, il est administrateur du groupe Bongrain[2] et administrateur d’AGIPI[2]. Il a créé le Cercle des Entrepreneurs du Futur qui organise chaque année le Grand Prix de l'impertinence et des bonnes nouvelles[3].

Il est officier de l'ordre de la Légion d'Honneur et de l'ordre national du mérite[réf. nécessaire].

Il participe régulièrement à l'émission On refait le monde sur RTL.

Prises de position

Il est partisan du développement endogène (Créativité et innovation dans les territoires [4]) et d'une adaptation du modèle français à la mondialisation économique.

Il défend le Revenu minimum d'activité, un système proche du Workfare américain, qui vise à compléter le revenu insuffisant issu d'un emploi. Il permettrait aux salariés dont le revenu est inférieur à un certain seuil de bénéficier d'un crédit d'impôt. C’est ainsi qu’il a pris position contre le Revenu de solidarité active[5]. Il dénonce une politique d’assistance sans contrepartie[6],[7].

Il a également pris parti dans le débat sur les questions environnementales en critiquant les « affirmations alarmistes » et rappelé que le climat était bien plus chaud en l'an 1000[8].Il a depuis pris position sur « l'insoutenable développement durable » suite au Grenelle de l'environnement en 2007[9],[10]. « Si le Grenelle de l'environnement avait été un Grenelle du développement durable il aurait porté sur le suicide démographique de l’Europe et sur la dette que nous transmettons aux générations futures » : « il ne sert à rien de sauver les baleines s’il n’y a plus d’enfant pour les regarder ».

Il est opposé depuis 1997 aux 35 heures car selon lui « ce n'est pas en ramant moins qu'on avance plus vite » et parce qu'il « faut des temps morts pour vivre le lien social dans les entreprises » . Il a également repris en 2003, l'idée des Créateurs d'emplois et de richesse de France (Cerf) d'une sortie des 35 heures au moyen des heures supplémentaires non imposables, parlant de « black officiel », mais sans l'exonération de charges sociales préconisée par ces derniers[11],[12],[13].

Dans le milieu des économistes, il se caractérise par le lien qu'il fait systématiquement entre dynamique démographique et croissance économique ainsi que par le rôle clé que joue, selon lui, la famille dans l’éducation et l’investissement en capital humain[14],[15].

Il est partisan d'une politique d'immigration qualitative et dénonce notamment « une immigration trop centrée sur l’Afrique et le regroupement familial, et peu ciblée sur le travail »[16].

Critiques

Michel Godet est mentionné dans le film de Yannick Kergoat et Gilles Balbastre, issu du livre éponyme de Serge Halimi et paru en 1997, "Les nouveaux chiens de garde", en tant qu'interlocuteur privilégié des médias. Les auteurs du film s'interrogent sur son éventuelle proximité avec les puissances industrielles et médiatiques.

Bibliographie

  • La France des bonnes nouvelles , avec Alain Lebaube et Philippe Ratte, Odile Jacob, 2012
  • Bonnes Nouvelles des Conspirateurs du futur , Odile Jacob, 2011
  • Créativité et innovation dans les territoires , avec Philippe Durance et Marc Mousli, rapport CAE no 92 documentation française septembre 2010. Version poche sous le titre Libérer l’innovation dans les territoires .
  • Le Courage du bon sens, pour construire l’avenir autrement , Odile Jacob, troisième édition revue et augmentée, 2009.
  • La prospective stratégique pour les entreprises et les territoires , avec Philippe Durance, Édition Dunod, collection Topos, septembre 2008.
  • La famille une affaire privée et publique , avec Evelyne Sullerot, Poche, la Documentation française 2007, réédition en 2009.
  • Le vieillissement, une bonne nouvelle , avec Marc Mousli rapport CAE 2007 édité en poche en 2009 à la Documentation française.
  • Manuel de prospective stratégique (2 tomes), Tome 1 l’indiscipline intellectuelle , Tome 2 L’art et la méthode 3e édition, Dunod, 2007.
  • Le Choc de 2006 , Odile Jacob, 2003 (Prix du livre d'économie), réédité en 2006.
  • Creating Futures: Scenario-planning as a strategic management tool , Economica-Brookings, deuxième édition 2006.
  • Emploi : le grand mensonge , Pocket, 1999
  • La Pensée unique — Le vrai procès , Economica, 1998 (ouvrage collectif, avec des textes notamment de Françoise Thom et de Jean-Pierre Thiollet, qui a eu un certain retentissement).
  • L'emploi est mort, vive l'activité , Fixot, 1994, deuxième édition Pocket 1997, grand prix du livre sur la mutation du travail
  • De l’anticipation à l’action , Dunod 1991
  • L’avenir Autrement , Armand Colin, 1991
  • Prospective et planification stratégique , Economica, 1985
  • Radioscopie du Japon , avec Pierre-Noël Giraud, Economica 1987.
  • Crise de la Prévision, essor de la prospective , PUF 1977.

(source : Wikipédia)

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