Biographie

Il découvre seul le piano à quatre ans, bénéficie de leçons de classique à six ans, premières leçons de classique, et opte pour le jazz à 14.

Deux ans plus tard, il dirige un orchestre de danse (« Monty and the cyclones »), fréquente les clubs. Wynton Kelly le conseille. Il écoute de nombreux jazzmen, essentiellement des pianistes. Sa carrière se développe à Miami, à New York et en Californie où il en registre son premier disque en 1964-65.

II enregistre avec Milt Jackson en 1969, puis, en 1974 avec Ernest Ranglin, puis en Europe la même année, avec Ed Thigpen entre autres. Ses tournées et ses enregistrements européens deviennent habituels ; son choix orchestral aussi : le classique trio, avec quelques échappées récentes vers des combos plus importants et quelques duos, sans compter l'adjonction, vers 1976, du steel-drums d'Othello Molineaux, ascendance caraïbe oblige. Il accompagne également quelques chanteuses (Ernestine Anderson, Mary Stallings) et d'importants leaders (Dizzy Gillespie, Benny Golson, Jimmy Griffin, Frank Morgan, entre autres).

Ses trios successifs comportent fréquemment et de façon significative d'anciens accompagnateurs d'Oscar Peterson, avec lequel d'aucuns l'ont comparé, bien qu'il ne montre pas tout à fait la même virtuosité : Herb Ellis, Ray Brown surtout, Mads Vinding, Ed Thigpen, Niels-Henning Ørsted Pedersen entre autres. Son jeu robuste est tout imprégné d'influences tropicales, mais laisse transparaître d'autres influences, toutes plutôt expressionnistes (« Hot ») (si l'on excepte Nat King Cole) : celles de son premier mentor Wynton Kelly, mais aussi d'Art Tatum, de Gene Harris, d'Ahmad Jamal. Son jazz est facile d'accès, d'un swing joyeux, expansif, sans drame, ce qui explique ses succès dans les festivals estivaux. Il tourne également avec trois musiciens jamaïcains avec lesquels il donne des concerts alliant Jazz et Reggae avec virtuosité.

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