Biographie

Paul Banes est un « East Ender et fier d’être… un Cockney et un peu rebelle !

Dans le grisaille de Londres de l’après-guerre, au début des années 60, est sortie une nouvelle génération «my generation », qui a vu le jour avec l’arrivée de Swinging London et des Beatles.

En quittant sa « grammar school » avec ses GCE’s et déjà mordu pas la musique, il a postulé pour un emploi chez Decca Records et à la place il s’est retrouvé dans le département d’investissements d’un bureau d’assurance dans la « City »… « C’est la vie ! » dit-il.

Un soir, il a demandé au disc jockey du « the Ilford Palais », le dancing local où il allait régulièrement, qu’il passe plus de blues et de « blue Beat ». La semaine suivante il était son assistant.

Employé de City le jour, D.J. le soir.

Par hasard un ami de classe, un autre fou de musique a trouvé un groupe à promouvoir, The Who, et ils ont organisé un concert au Palais pour la sortie de leur premier 45t, « I Can’t Explain » .

En 1963, Tony Calder créa une société de relations publiques avec Andrew Loog Oldam, manager/producteur des Rolling Stones, et deux ans plus tard le premier label indépendant anglais Immediate Records Ltd où il est allé travailler d’abord en tant qu’assistant comptable, ensuite à la promo, l’international et finalement aux éditions où il s’occupait des auteurs/compositeurs : Small Faces, The Nice, Fleetwood Mac, Ten Years After, Michael d’Abo, un certain Jimmy Page, etc et les Beach Boys.

Un jour de mars 1969, il s’est retrouvé dans un VC10 en route pour New York où il a été expédié pour ouvrir le bureau américain d’Immediate.

A l’époque la deuxième vague des groupes anglais arrivait à New York et il a débarqué avec l’ingénieur du son Eddie Kramer qui montait un studio Electric Lady. Il passait ses journées dans le bureau sur Central Park et le soir dans le club The Scene avec Jimi Hendrix, Janis Joplin, Joe Cocker, Jimmy Page & co. Quand le groupe Humble Pie est venu faire une tournée aux Etats-Unis, il est parti sur la route avec eux : du Fillmore à New York, avec Santana à San Francisco, le jour d’Altamont avec Grateful Dead ! « Good Morning America how are you ? »

Malheureusement Immediate a eu des problèmes financiers qui l’ont obligé à quitter New York. Il est venu à Paris avec sa femme française. Après un mois chez Berlitz, il travaille pour les Disques Vogue. Le temps de faire une carte de séjour et c'est reparti.

Son beau-frère avait monté un groupe avec des copains, il lui a demandé d’aller le voir un soir aux studios de Pathé Marconi où il faisait une maquette avec un jeune éditeur Fréderic Leibovitz.

Pathé Marconi a refusé de signer le groupe ce qui n’a pas empêché Au Bonheur des Dames de faire carrière et un méga tube avec Oh Les Filles chez Philips !

Frédéric lui a demandé de travailler avec lui et ils ont collaboré jusqu’en 1973.

En 1973, Paul Banes monte sa propre société, les Editions Panache, avec un de ses anciens collègues d’Immediate.

Pendant douze ans il a signé la représentation de nombreux catalogues anglais et américains, Status Quo, Deep Purple, Riva Music (Rod Stewart) Rock Music (Captain Sensible), Beggars Banquet, Sade, Carla Bley, John Coltrane, et Island Music ( U.2. Robert Palmer, Gerry Rafferty, Talk Talk, Buggles et des signatures locales, Charlélie Couture, Wally Badarou,)

En 1985 cette société s’étend avec la création d’Island Panache, et il s’associe à Murray Head dont il est le partenaire depuis 35 ans.

En 1988 Island est mise en vente. Un an plus tard il crée les Editions Stradavaria et les Editions O.T.T./Panache, chez qui il a signé Elmer Food Beat, Victoire de la Musique 1991, et Paul Barry et Steve Torch qui allaient écrire « Believe » pour Cher et de nombreux succès pour Enrique Iglesias, Tina Turner etc.

En 1994, au revoir Stradavaria, bonjour les Editions Levallois.

En 1996, son fils Julien part à Brest avec ses diplômes sous le bras et l’ambition de faire « make or break » en tant que manager du groupe de son ami Tristan…Matmatah est né et le reste est de l’histoire : un million d’albums vendus avec La Ouache, le Prix SACEM 2006 et nominé pour les Victoires de la Musique.

Depuis presque cinquante ans « happy to be part of the industry of human happiness »

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