Biographie

Cela fait déjà belle lurette que Philippe Barbot écrit des chansons, sans en faire forcément l'article. Des chansons à textes, non taxées mais sexuées, qu'il joue et interprète lui même avec des cordes vocales, métalliques et nylon (comme les bas, mais c'est une autre histoire...). Des chansons d'amour et de haine, d'humour et de traîne, misanthropes mais philogynes, romantiques et ludiques, avec des rires et des larmes, des ires et des alarmes.

Aujourd'hui qu'il n'est même pas encore grand, il avoue ne s'être nullement débarrassé de ces empreintes indélébiles dont on peut glaner quelques effluves sonores au gré de ce premier album. Un album intitulé « Point barre », surtout « parce que ça sonne bien », écrit à la main avec le nombre de pieds adéquat et enregistré avec la complicité de quelques pointures aux bottes de sept lieues : le multi-instrumentiste Scott Bricklin ainsi qu'aux côtés du chanteur Arbon ; le guitariste et arrangeur Dominique Cravic (Henri Salvador, Les Primitifs du Futur, Le Ukulélé Club de Paris); Fred Pallem, homme orchestre arrangeant (Le Sacre du Tympan, Kent, Maurane, Tom Poisson, Robin Leduc, Hommage à Boris Vian, etc), le guitariste virtuose Hervé Legeay (Stepping Stones, Sanseverino, Romane) ou la violoncelliste classique et classieuse Marianne Gaussiat. Mais aussi l'accordéoniste Daniel Colin, véritable légende de l'instrument avec ses nombreux albums serpentant de jazz manouche en valse musette, le « soufflant » Bertrand Auger (Bertrand Auger Quintet, Les Primitifs du Futur, l'Ensemble Intercontemporain, etc) et le mythique Robert Wyatt, parrain du rock progressif britannique. Le tout réalisé et enregistré au studio Mélodium de Montreuil sous la houlette attentive et créative de Nicolas Dufournet (Oui Oui, Bertrand Burgalat, entre autres), et mixé au studio Garage par l'incontournable Dominique Ledudal (Dick Annegarn, Thomas Fersen et tant d'autres). « Point Barre » le disque, sous des dehors variables et variés (folk, pop, java, rock, trip hop, menuet ?) n'aborde finalement qu'un seul thème, aussi universel que diablement original : l'amour, sous toutes ses formes, avec son ivresse et ses déboires, ses hauts, ses débats et ses bas, ça va de soi. Lettres de rupture mélancaustiques ( « Pour tout », « Même pas mal ») ou saluts cruels (« G la N », « Suite à cet esclandre », « Qui t'es »), odes à la féminité (« Ta tenue d'Eve »), professions de foi transies (« Pour te plaire », « J'veux qu'on m'aime », « Poème paumé », « Tes côtés ») ou constats doux amers (« 1 2 C 4 » en duo avec la chanteuse AnnCardona, « La valse des regrets » avec le piano de Robert Wyatt), « Dis », dédiée à la maman de l'auteur), tout concourt à faire de ce disque, le premier d'une série que le responsable espère longue, une sorte de courrier à corps et à cœur, au jour la nuit, à l'amour comme à la guerre. S'il fallait ne le qualifier que d'un seul adjectif, ce serait celui là : sen-ti-men-tal. Point Barre. ...

( source Myspace de Philippe Barbot)