Biographie

Né le 9 mai 1967 à Saint-Cloud, Philippe Walter se passionne dès l’adolescence pour l’archéologie. Il participe chaque été à des chantiers de fouilles. Après l’Ecole normale supérieure à Saint-Cloud en physique, il soutient en 1993 une thèse à Toulouse en sciences de la Terre sur les altérations du silex. Il entre sur contrat au Laboratoire de recherche des musées de France, puis devient chargé de recherche au CNRS dans ce même laboratoire. Avec son équipe de chimistes, de physiciens, d’archéologues ou encore d’historiens de l’art, il développe des méthodes d’analyse issues de la physique ou de la chimie pour étudier les œuvres des musées, comprendre l’histoire des technologies qui accompagnent la création artistique, avec l’accélérateur de particules Aglaé, le rayonnement synchrotron et des appareils portatifs permettant d’étudier les œuvres in situ , surtout en Egypte et en Chine. L’autre domaine de sa recherche concerne la fabrication des produits pour la beauté et la santé dans l’Antiquité. Dès 1995, il instaure un partenariat avec L’Oréal Recherche, grâce auquel il élabore avec d’autres chercheurs un précis de maquillage égyptien. En 2008, Philippe Walter codirige le laboratoire CNRS du centre de recherche et de restauration des musées de France au Louvre, qui travaille pour la conservation et la connaissance de l’histoire des œuvres, localisé en sous-sol dans le palais du Louvre. Par des analyses chimiques, il décrypte le mécanisme du regard du Scribe de Saqqarah et du secret de l’effet voilé de la Joconde de Leonard de Vinci. En juillet 2009, il reçoit la médaille d’argent du CNRS. Présentées lors d’expositions au Caire et à Paris, les découvertes de Philippe Walter et de son équipe ont fait évoluer les connaissances sur l’histoire de la chimie et sur les relations entre l’art, les sciences et les sociétés.


Biographie de la documentation de Radio France, juin 2013

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