Biographie

"Mesdemoisieux, Moridélèmes, Moridélèmézelles, Mézigues-tes-colles : à partir d’ici : tout est vrai " (Le Vrai Sang)

Valère Novarina est né le 4 mai 1947 en Suisse, à Chêne-Bougeries (canton de Genève). Il passe son enfance et son adolescence à Thonon, sur la rive française du Léman. A Paris, il étudie la littérature et la philosophie à la Sorbonne, rencontre Roger Blin, Jean-Noël Vuarnet et Marcel Maréchal.

Le théâtre

Sa première pièce, L’Atelier volant , est mise en scène par Jean-Pierre Sarrazac en 1974. En 1976, à la demande de Marcel Maréchal, il adapte les deux Henry IV de Shakespeare en un Falstafe , monté au Théâtre de la Criée à Marseille en 1976.

L’écriture

Son premier roman, Le Babil des classes dangereuses , parait chez Christian Bourgois en 1978. Le Drame de la vie est publié en 1984 par Paul Otchakovsky-Laurens qui publiera tous ses textes, qu’ils soient directement théâtraux comme L’Opérette imaginaire , L’Acte inconnu , etc. ou relevant du « théâtre utopique », des « romans sur-dialogués » comme Le Discours aux animaux , La Chair de l’homme ...

La peinture

A partir des années 80, Valère Novarina se (re)tourne vers le dessin et la peinture, il correspond avec Jean Dubuffet, réalise plusieurs performances où il mêle peinture, texte, musique ou vidéo. Il expose à la Galerie de France 2587 dessins (1987), La Lumière nuit: peintures, dessins, installation de travaux sur palette graphique (1990) et 78 Figures pauvres (février-mars 1994).

La langue

« Ma langue (que j’ai à désapprendre, réapprendre et oublier tous les jours, que je n’ai jamais possédée), ce français qu’on dit parfois inaccentué, raisonneur et très guindé, est une langue très invective, très germinative, très native, très secrète et très arborescente, faite pour pousser. Le français, c’est la plus belle langue du monde, parce que c’est à la fois du grec de cirque, du patois d’église, du latin arabesque, de l’anglais larvé, de l’argot de cour, du saxon éboulé, du batave d’oc, du doux-allemand, et de l’italien raccourci »

La méthode

« Dessiner par accès, chanter par poussée, écrire dans le temps, pratiquer le dessin comme une écriture publique, peindre sans fin, chanter des hiéroglyphes, des figures humaines réduites à quelques syllabes et traits, dresser la liste de tous les noms, parler latin, appeler 2587 personnages parlants, traverser toutes les formes (…) Je quitte ma langue, je passe aux actes, je chante tout, j’émets sans cesse des figures humaines, je dessine le temps, je chante en silence, je danse sans bouger, je ne sais pas où je vais, mais j’y vais très méthodiquement, très calmement »

Quelques textocarbures :

  • Pour Louis de Funès, Actes Sud, 1986
  • Le Discours aux animaux, P.O.L, 1987
  • Pendant la matière, P.O.L, 1991
  • La Chair de l'homme , P.O.L, 1995
  • L'Opérette imaginaire , P.O.L, 1998
  • Devant la parole , P.O.L, 1999
  • Lumières du corps , P.O.L, 2006
  • L'Acte inconnu , P.O.L, 2007
  • Le Vrai Sang , P.O.L, 2011
  • La Quatrième Personne du singulier , P.O.L, 2012
  • Sacri monti, incandescence baroque en Italie du nord (avec Marc Bayard, photos de G. R. Novara), Autre monde, 2012
  • L'Organe du langage, c'est la main : dialogue avec Marion Chénetier-Alev, Argol éditions, 2013

et puis aussi http://www.novarina.com/index.php

Biographie des services de documentation de Radio-France, « le vingt-six cloaque de l’an potogyrique du seize nomovovectuple de chronogromonogyre », misajourée en 2014 peu après la Chandeleur...

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