Biographie

William Sheller (Hand de son vrai nom)** est né le 9 juillet 1946 à Paris. Il est le fils unique d’un soldat américain, Jack Hand, et de Paulette Desboeuf. A l’âge de trois ans, la famille s’embarque pour les Etats-Unis et s’installe dans l’état de l’Ohio, berceau de la famille paternelle. Son, père contrebassiste, et sa mère, grande mélomane, se lient d’amitié avec les plus grands jazzmen (à Paris il exercera son métier dans les caves de jazz de Saint-Germain-des-Prés, ou au Blue-Note). Sheller, très jeune, a ainsi pu rencontrer Dizzy Gillespie ou Oscar Peterson . En 1953, la famille revient vivre en France. Le jeune William côtoie alors le monde du théâtre. Sa grand-mère étant ouvreuse au Théâtre des Champs-Elysées, et son grand-père compagnon charpentier et donc décorateur et chef de plateau de l’Opéra de Paris, il peut assister à de nombreuses répétitions. Naviguant entre deux univers musicaux, le jazz et la musique classique, c’est vers cette dernière qu’il s’oriente en voulant devenir pianiste et compositeur. En classe de seconde, il abandonne ses études et se consacre à l’étude de la musique, en particulier l’harmonie et la composition, avec un professeur, Yves Margat** , qui lui enseigne aussi la littérature, la philosophie et le latin. Il suit également quelques cours d’André Jolivet. Pressenti pour tenter le concours du Prix de Rome, il laisse tomber ce projet en écoutant des disques des Beatles qui ont « révolutionné l’utilisation intérieure de la culture rock ».

En 1966, William Sheller intègre un groupe de rock niçois The Worst . En 1968, il rencontre le groupe Les Irrésistibles qui cherche des chansons. Il leur présente My year is a day , qui se place en tête du hit parade. Très bon dans les arrangements des parties orchestrales, il se fait vite une bonne réputation et compose une série de musique de film dont Erotissimo de Gérard Pires (1969), et Retour en Forcede Jean-Marie Poiré (1979). Il compose pour Dalida , Je me repose , puis une messe psychédélique Lux Aeterna qui sort en disque en 1972. Il fait également les arrangements musicaux pour le disque La Louve de Barbara en 1973 et remporte son premier gros succès en 1975 avec Rock’n’dollars . Mais ce succès brutal l’accable moralement. En 1979, il va enregistrer à Los Angeles, puis découvre le plaisir du concert. Il fait ses débuts scéniques parisiens en 1981 à Bobino, et réalise un album live un an plus tard à l’Olympia. Dans les années 80, il se redirige vers le classicisme, utilisant quatuor, quintettes ou formation symphonique, se produisant au Festival de Montpellier ou au Palais des Congrès . En 1991, il revient à la chanson avec son tube Un homme heureux, puis, au cours de la décennie, au rock et à la musique électronique, Au cours des années 2000, il alterne ainsi entre classicisme et modernité, compose des quatuors à cordes et une symphonie, enregistre en solo piano-voix, puis renoue même avec le style rock progressif.

En 2013, William Sheller effectue une tournée de concerts en France et prépare la sortie d’un album pour l’automne.

Discographie sélective

  • Rock'n'dollars (1975)
  • Symphoman (1977)
  • Nicolas (1980)
  • J'suis pas bien (1981)
  • Univers (1987)
  • Ailleurs (1989)
  • Albion (1994)
  • Les machines absurdes (2000)
  • Quatuors, Quatuor Parisii (2003)
  • Épures (2004)
  • Ostinato (2006)
  • Avatars (2008)

Site internet

Biographie de la documentation de Radio France, novembre 2012

actualités sur William Sheller