Macron, chômage, Brexit, coiffeur, état d'urgence, loi travail...François Hollande reste serein lors de son interview télévisée du 14-Juillet.

François Hollande affiche sérénité et fermeté dans son interview du 14 juillet
François Hollande affiche sérénité et fermeté dans son interview du 14 juillet © Radio France

L'interview menée par David Pujadas de France 2 et Gilles Bouleau de TF1  a débuté par le sujet sensible au sein du PS  ces derniers jours : l'effet Emmanuel Macron. Le ministre de l'Economie  tente de faire cavalier seul et de se détacher de l’exécutif en  organisant mardi un meeting pour lancer son mouvement En marche!

Emmanuel Macron a des idées, il veut rencontrer les citoyens...Mais il y a des règles : la solidarité et l'esprit d'équipe, qu'il doit respecter. Servir la France est une belle mission. Ne pas respecter ces règles, c'est ne pas rester au gouvernement.

Le chômage, toujours trop élevé 

J'avais demandé aux Français du temps. Nous aurons une inversion de la courbe du chômage à la fin de l'année, mais un chômage qui restera trop élevé. Cela veut dire qu'il faudra poursuivre la politique mise en place.

L'impact du Brexit sur l'économie française

 Face à cette incertitude, je dois faire tout avec le gouvernement pour qu'il n'y ait pas de conséquences

Quand vous n'êtes plus dans l'Europe, vous n'avez plus les avantages de la situation.

La loi travail, "bonne pour le pays"

Agir, ce n'est pas se protéger. Pour ne pas être impopulaire, mieux vaut ne rien faire. Ce n'est pas ma conception de la politique.
Je pensais que cette loi allait être bonne pour le pays, je suis de gauche, j'ai toujours été un homme de gauche.

François Hollande a tout de même reconnu qu'il y avait eu peut-être "une mauvaise présentation initiale" de la loi.

Des baisses d'impôts...peut-être

Le Président de la république a confirmé qu'il y aurait de nouvelles baisses d'impôts en 2017, SEULEMENT si la croissance s'accélère.

Le coiffeur présidentiel

Le président de la République a voulu couper court aux attaques qui ont jailli mercredi après les révélations du Canard Enchaîné. L'hebdomadaire a annoncé que l'Elysée employait en contrat à durée déterminée à temps plein un coiffeur dédié au Président de la république pour un salaire de plus de 9 000 euros bruts.

L'Elysée avait expliqué dès mercredi que ce coiffeur avait du fermer son salon pour 5 ans afin de se consacrer exclusivement au Président, et qu'il avait du mettre sa vie familiale entre parenthèses, devant être disponible en permanence pour François Hollande, ce qui justifiait sa rémunération.

J'ai fait diminuer le budget de l’Élysée de 109 millions en 2012 à 100 millions. Mon salaire a baissé de 30% dès que je suis arrivé à l’Élysée, les effectifs de l'Elysée ont diminué, et on viendrait me chercher sur ce sujet?

Barroso chez Goldman Sachs moralement inacceptable

Interrogé sur le recrutement de José Manuel Barroso, ancien président de la Commission européenne de 2004 à 2014, par la banque d'affaires américaine Goldman Sachs, François Hollande a jugé cette démarche  "moralement inacceptable". La France a officiellement demandé jeudi au portugais José Manuel Barroso  de renoncer à ce projet.

"Ce n'est pas moi qui ai choisi M. Barroso, certains se reconnaîtront dans ce choi", a  poursuivi François Hollande en visant son prédécesseur à l'Elysée, Nicolas Sarkozy.

L'Etat d'urgence levé le 26 juillet

François Hollande confirme que l'état d'urgence, mis en place après les attentats du 13 novembre 2015, sera levé le 26 juillet.

Est-ce que la menace est là? Oui elle est là...La même menace car c'est le même adversaire. L'adversaire est en Syrie, en Irak.

François Hollande annonce un renfort de troupes françaises en Irak, à Mossoul, bastion en Irak de l'organisation état islamique.

Je considère que nous devons frapper, et frapper fort

Il ne s'agira pas de troupes au sol, mais de conseillers militaires français.

Le populisme menace la France en 2017

J'ai eu des épreuves terribles : la crise, la Grèce, et bien sur les attentats. En 2017 il va falloir que le pays tienne debout

Etre Président de la République c'est être confronté au drame, à la tragédie. Et si on n'est pas préparé, on n'est pas à la hauteur d'un grand pays qu'est la France.

Le cinquième 14 juillet pour François Hollande
Le cinquième 14 juillet pour François Hollande © Radio France / Visactu
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