Une fois encore, Manuel Valls doit convaincre les députés
Une fois encore, Manuel Valls doit convaincre les députés © maxppp

Manuel Valls a détaillé ce mercredi ses mesures pour lutter contre le terrorisme, deux semaines après les attentats de Paris. Parmi elles, la création de 2.680 emplois supplémentaires en trois ans et des investissements à hauteur de 425 millions d'euros.

Après l'émotion suscitée par les attentats perpétrés il y a deux semaines à Paris et à Montrouge, place à l'action. Manuel Valls a tenu une conférence de presse ce mercredi matin dans la foulée du conseil des ministres. "Sans renforcement des moyens" du renseignement, de la police et de la justice, les services "risquent de se retrouver submergés", a expliqué le Premier ministre.

Aujourd'hui, il faut surveiller près de 1.300 personnes, Français ou étrangers résidents en France, pour leur implication dans les filières terroristes en Syrie et en Irak. C'est une augmentation de 130% en un an.

Davantage d'emplois et d'équipements

Il y a donc "urgence" à renforcer les moyens humains et techniques des différents services concernés. En trois ans,2.680 emplois vont ainsi être créés :

  • 1.400 au ministère de l'Intérieur, dont 540 en 2015.

  • 950 postes au ministère de la Justice.

  • 250 au ministère de la Défense.

  • 80 au ministère des Finances.

Côté investissements, les forces de l'ordre seront mieux équipées : gilets pare-balles, armes, véhicules, etc. Une enveloppe est également réservée au ministère de la Justice. Au total, plus de 425 millions d'euros vont être débloqués :

  • 233 millions d'euros supplémentaires pour le ministère de l'Intérieur.

  • 181 millions d'euros supplémentaires pour le ministère de la Justice.

Par ailleurs, les policiers municipaux seront eux aussi "mieux protégés" grâce à des équipements plus performants financés par la place Beauvau. Ces investissements, a promis Manuel Valls, seront compensés par des économies et les effectifs globaux de l'État resteront stables.

Vers une peine "d'indignité nationale" ?

Un fichier spécial de personnes déjà condamnées pour terrorisme sera par ailleurs créé pour permettre leur surveillance. "60 aumôniers supplémentaires" seront également recrutés pour les prisons, s'ajoutant aux 182 existants, afin de mieux lutter contre la radicalisation.

Enfin, reprenant une proposition de la droite, le premier ministre a proposé d'engager une réflexion parlementaire sur une peine "d'indignité nationale" pour les Français condamnés pour terrorisme.

Lutte contre le terrorisme : les mesures du gouvernement
Lutte contre le terrorisme : les mesures du gouvernement © Radio France
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