PARIS (Reuters) - L'Etat aura engagé une vingtaine de milliards d'euros dans son programme d'investissements d'avenir d'ici fin 2011, a déclaré lundi Nicolas Sarkozy.

Ce programme, destiné à doper le potentiel de croissance économique de la France par effet de levier et coup de pouce à l'innovation, est doté d'une enveloppe globale de 35 milliards d'euros financée à hauteur de 22 milliards par l'emprunt.

Le reste provient du remboursement de 13 milliards d'euros de fonds propres prêtés par l'Etat aux banques lors de la crise financière de 2008 - montant sanctuarisé à la Banque de France.

"D'ici à la fin de l'année, sur ces 35 milliards, c'est une vingtaine de milliards d'euros qui auront été engagés pour financer des projets précis", a déclaré le président français lors d'une conférence de presse consacrée à ce dossier.

Ces sommes, gérées par un Commissaire aux investissements d'avenir, René Ricol, doivent être investies dans cinq secteurs jugés stratégiques : enseignement supérieur et formation, recherche, économie numérique, développement durable, filières industrielles d'excellence et PME innovantes.

Le gouvernement en attend, par effet de levier, 25 à 30 milliards d'euros d'investissements privés et européens supplémentaires dans ces mêmes secteurs.

Les premiers appels à projets ont été lancés en 2010. Selon le document distribué par l'Elysée, sur les 1.600 projets déposés à ce jour, 396 ont été sélectionnés et 1.700 entreprises ont reçu un soutien financier.

"Aujourd'hui, plus de 13 milliards d'euros ont été affectés à des projets et au total 15 à 20 milliards d'euros de financements auront été sélectionnés d'ici la fin de l'année 2011", lit-on dans le document de l'Elysée.

Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse

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