Est ce qu’il vaut mieux en rire ou en pleurer? Dans l’affaire du contrat qui vient d’échapper à EADS visant à remplacer les 179 avions ravitailleurs américains, la réaction de nos hommes politiques me fait finalement plutôt rire que pleurer. Pour le Secrétaire d'État chargé des Affaires européennes, Pierre Lellouche, "cette affaire n'est nullement close". "Je peux vous assurer qu'il y aura des conséquences (...) le président de la République interviendra là-dessus le moment venu ». Autre réaction, celle du porte-parole du gouvernement Luc Chatel qui explique que la petite mise au point de Nicolas Sarkozy aura lieu "lors de son séjour prochain aux États-Unis", à la fin du mois, au cours duquel il doit s'entretenir avec Barack Obama. Tremble Barack ! Nicolas arrive et il va montrer la colère des européens ! Résumons l’affaire : l’armée US doit renouveler son stock de vieux KC 135 qu’il faut mettre à la casse. Le contrat est gigantesque, 35 milliards de dollars. Le domaine est sensible car la défense reste une chasse gardée de la souveraineté des Etats. Ce ne sont pas les élus européens qui me contrediront sur le sujet, eux qui sont incapables de faire une véritable Europe de la défense depuis 1954, année où les….Français ont refusé la CED. Les Européens qui ont également montré leur limites ces dernières semaines dés lors qu’il s’agissait de remettre dans la cagnotte pour fabriquer le futur Airbus militaire A 400M. Enfin, en matière de protectionnisme, le gouvernement n’a franchement aucune leçon à donner aux américains. Surtout en période de crise quand des emplois sont en jeu ! Il suffit de ressortir les dernières déclarations et autres incantations de Christian Estrosi, lorsque Carlos Ghosn souhaitait délocaliser la production de la Clio en Turquie. Bref, imaginons la situation inverse. Si au nom de la libre concurrence, les Européens avaient attribué un marché de 35 milliards de dollars à Boeing au détriment de son Airbus militaire ravitailleur et donc au détriment d’EADS. Qu’elle aurait été alors la réaction de nos politiques ? Pauvre Louis Gallois ! Je n’ose imaginer à qu’elle sauce notre Nicolas et notre Angéla l’aurait fait rôtir à petit feu…. Je vous invite à relire mon billet laissé sur ce blog le 7 novembre 2008 intitulé « L’Amérique d’abord ». Je n’ai jamais douté que Barak Obama favorise les intérêts des Américains au détriment des Européens. Les Américains sont comme tout le monde : Ils sont protectionnistes lorsqu'il s'agit de défendre leur territoire et leurs emplois. Arrêtons de gesticuler et de découvrir la lune ! Et surtout n’oublions pas cette maxime d’un économiste américain : « Le capitalisme ne profite qu’aux seuls survivants! »

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