François Fillon vaincu, Emmanuel Macron élu, la droite doit se recomposer pour éviter d'imploser avant les élections législatives.

François Baroin a menacé d'exclusion tout candidat LR qui serait investi sous les couleurs d'En Marche ! pour les élections législatives.
François Baroin a menacé d'exclusion tout candidat LR qui serait investi sous les couleurs d'En Marche ! pour les élections législatives. © AFP / Thomas SAMSON

Les Républicains retiennent leur souffle après l'élection d'Emmanuel Macron. Le nouveau président de la République n'est pas encore investi, mais à droite, on tente de retenir les troupes qui pourraient être tentées de rejoindre le mouvement En Marche ! en prévision des élections législatives.

Dans l'entre-deux tours, François Baroin, qui mène la droite pour les législatives, a promis un aller-simple : tout candidat LR qui prendrait les couleurs d'Emmanuel Macron serait exclu du parti. Une consigne qui semble déjà s'effriter, au lendemain du second tour.

Macron, "souffle de modernité"

Le meilleur exemple, c'est Christian Estrosi. Dimanche soir, le président de la région PACA s'était engagé à soutenir - exclusivement - aux prochaines élections législatives, les candidats de la droite et du centre. Mais dès ce lundi matin, le même Christian Estrosi change de ton. Il estime finalement "qu'Emmanuel Macron apporte un souffle de modernité".

Sous-entendu : il ne faut pas exclure les élus LR qui seraient tentés d'entrer dans la majorité présidentielle . Sinon, jure-t-il, "c'est l'échec assuré".

Ne pas sanctionner ceux qui veulent travailler avec Emmanuel Macron

Cette opposition à peine cachée à la position ferme de François Baroin promet un bureau politique compliqué chez Les Républicains mardi en fin de journée. Bruno Le Maire, qui ne cache plus avoir eu des contacts directs avec le nouveau Président, devrait lui aussi se faire bousculer. Mais l'ancien candidat de la primaire de la droite et du centre se moque des menaces du sénateur-maire de Troyes. Des menaces, enfn, qui n'ont pas du tout été au goût de Jean-Pierre Raffarin. L'ancien Premier ministre ne voit pas pourquoi il faudrait sanctionner ceux qui ont envie de travailler avec Emmanuel Macron.

Résultat, ces premières possibles fuites au sein de la droite effraie les ténors LR. Et si le prochain chef du gouvernement devait être de droite, ce serait pour le parti LR, l'assurance d'une désintégration immédiate;

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