La seconde lecture du texte commence ce mardi devant les députés. Le gouvernement, inflexible, souhaite voir définitivement adoptée la version passée en première lecture.

Manuel Valls devant les députés
Manuel Valls devant les députés © Maxppp / Leon Tanguy

Car au Sénat, le texte a été totalement réécrit par la majorité de droite : abrogation des 35 heures, plafonnement des indemnités aux prud'hommes, inversion de la hiérarchie des normes... Mais devant l'Assemblée, le projet devrait revenir à sa version précédente, en tout cas en grande partie. Au sein de la majorité, les discussions vont bon train mais l'exécutif semble inflexible...

La moitié des députés socialistes (hollandais, aubrystes, frondeurs) aimeraient, eux, y ajouter un "amendement de la dernière chance" au fameux article 2, pour garder la majoration des heures supplémentaires à 25 %, et les renégocier au niveau de la branche et pas de l'entreprise pour éviter tout dumping salarial. Ce texte pourrait faire basculer les frondeurs dans l'abstention mais le gouvernement n'y est pas favorable, et Manuel Valls reste ferme sur le 49.3.

Le débat ne devrait pas durer

"Le 49.3 est une question résolue depuis le premier 49.3 ,ce n'est pas la peine de perdre du temps", confie en effet le Premier ministre. Mercredi dernier, le gouvernement donnait quelques gages à Force Ouvrière.

"J'avais de l'espoir mais aujourd'hui c'est la douche froide" racontait ensuite un frondeur devant l'interview de François Hollande dans les Echos le lendemain : il y confirmait qu'il n'était pas question de réécrire l'article 2. Dans Le Monde, le secrétaire d’État chargé des relations avec le parlement explique qu'il ne veut pas faire durer les débats. La décision tombera au plus tôt mardi midi après la réunion du groupe PS, au plus tard mercredi après le conseil des ministres. Et un frondeur pronostique déjà : "il y a huit chances sur dix pour que nous ayons un 49.3".

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