C’est une semaine décisive qui s’ouvre pour la gauche à Marseille. Jeudi, les responsables des partis politiques allant des communistes à EELV en passant par les socialistes et la France insoumise doivent se retrouver autour d’un déjeuner. Une alliance pourrait bien être en train de se négocier.

L'hôtel de ville de Marseille, sur le Vieux port de la cité phocéenne.
L'hôtel de ville de Marseille, sur le Vieux port de la cité phocéenne. © AFP / Bertrand Gardel

La gauche est-elle en train de s’unir, à Marseille, pour partir à la conquête de l’Hôtel de ville ? Jeudi, un déjeuner doit réunir les responsables de tous les partis politiques concernés, allant du Parti communiste aux Radicaux de gauche, en passant par le Parti socialiste, les Verts et la France Insoumise.

Une chose est sûre, en tout cas, Jean-Luc Mélenchon, le député du centre-ville, ne mènera pas cette bataille et son parti, LFI, tiendra son assemblée générale le 28 septembre pour arrêter sa position définitive.

Un large rassemblement envisageable ?

C’est justement parce qu’il n’y a pas de tête d’affiche que ce large rassemblement, totalement improbable, est possible. Olivia Fortin est à la manœuvre depuis plus d’un an ; cette cheffe d’entreprise, clairement identifiée à gauche, a commencé par fédérer le milieu associatif, via son collectif “Mad mars”. 35 comités de pilotage ont d’ailleurs produit un socle, en vue de réformer la gouvernance de la mairie de Marseille.

Olivia Fortin s’est ensuite rapprochée des autres politiques, les mettant à de nombreuses reprises autour d’une même table pour qu’ils s’expliquent et surtout travaillent sur des convergences possibles. À ce jour, onze partis pourraient mener la bataille ensemble dans les huit secteurs de la ville. Le Parti communiste, le Parti socialiste, Génération.s ou la gauche républicaine et socialiste mais aussi la France Insoumise ont signé un manifeste commun en ce sens.

Succéder à Jean-Claude Gaudin

Ne manquent donc plus que les écologistes d’EELV, où une guerre d’appareil fait rage mais avec 70 cartes de militants à jour sur la ville, leur poids est relatif ici. Pour que cela fonctionne, il est d’ores et déjà acté que la parité entre les principaux partis, mais aussi avec la société civile sera la règle. 

Reste quand même la grande question de la tête de liste, d’autant que LREM n'a toujours pas désigné son candidat, face à une droite totalement éclatée, et un Rassemblement national donné largement en tête au premier tour. La gauche pourrait finalement créer la surprise, après 25 ans de règne sans partage de Jean-Claude Gaudin.

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