TOUT JUSTE ÉLUS (9/10) - Un peu plus d’un mois qu’ils sont aux manettes : France Inter part à la rencontre des nouveaux maires qui font leurs premiers pas. Neuvième épisode à Moissac, dans l'une des communes remportées par le Rassemblement national.

Romain Lopez, le nouveau maire de Moissac, soutenu par le Rassemblement national lors des municipales.
Romain Lopez, le nouveau maire de Moissac, soutenu par le Rassemblement national lors des municipales. © AFP

Le bruit ne fait pas de bien... et le bien ne fait pas de bruit. Ce pourrait être la devise, à l'inverse de Robert Ménard, pour le nouveau maire de Moissac (Tarn-et-Garonne) qui tente de se fondre dans le paysage. "Nous mettons à profit la période estivale pour recevoir l'intégralité des agents municipaux, donc chaque matin nous avons des entretiens individuels", raconte Romain Lopez, la trentaine, ancien attaché parlementaire de Marion Maréchal, soutenu par le RN lors du scrutin et qui a décroché une large victoire fin juin (62, 4%). "Aucun employé municipal n'a été mis au placard. Aucun employé municipal ne s'est mis en grève ou n'a quitté la mairie et, d'ailleurs, les Moissagais ne nous parlent plus du RN, ils me voient comme leur maire."

L'étiquette RN, toujours encombrante, il l'avait plus ou moins cachée pendant la campagne et l'abandonne aujourd'hui pour garantir l'union des droites. Il a été élu deuxième vice-président de la communauté de communes, a déjà rendu hommage aux Justes de Moissac le 19 juillet dernier, mais ne promet pas monts et merveilles : "Nous avons essayé de recruter trois policiers municipaux d'ici la fin du mandat, et nous allons ouvrir un poste à partir de la fin septembre."

Polémique autour de l'indemnité du maire

Seule polémique, pour l'instant, l'augmentation de son indemnité d'élu. 500 euros de plus, pour atteindre 3000 euros par mois : un scandale pour ses opposants. "Ils n'ont que ça à se mettre sous la dent, d'autant qu'en plus, c'est un faux procès puisque l'opposition oublie de dire que nous avons réduit un poste d'adjoint et nous avons diminué l'enveloppe de l'indemnité d'élu de 12 000 euros par an", rétorque Romain Lopez, qui se sait sous surveillance et prépare donc la rentrée... sans prendre de vacances.

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